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26/09/2006
Cette fois-ci, ce sont les journaux belges qui ont décidé d'attaquer Google. Motif du litige : Google actualités publie des extraits d'articles renvoyant vers les sites de ces journaux. Ceux-ci considèrent qu'il s'agit de "vol" de contenu et d'une violation du droit d'auteur. La justice Belge a condamné Google. Du coup, appliquant cette décision à la lettre, Google a supprimé tout les contenus de ces journaux présent dans Google actualité mais aussi dans le moteur de recherche Google.be. Cela va se traduire par des millions de visiteurs en moins sur les sites de ces journaux. Je ne pense pas que cela était le souhait initial de ces sites. Ils veullent évidemment profiter de la manne de visiteurs que leur apportent le moteur de recherche, mais ce qu'ils voudraient également, c'est que Google, qui comme nous le savons tous gagne beaucoup d'argent, leur en reverse une partie pour l'utilisation des extraits de leur article. La plupart du temps on attaque le moteur de recherche sur le noble pretexte du respect des droits d'auteurs. En réalité on cherche un moyen de le faire cracher quelques millions de dollars. Je ne sais pas si ces journaux belges ont suivi les conseils d'un avocat. En tout cas, ils ne viennent pas de gagner mais de perdre alors que, justement, le jugement a été prononcé en leur faveur.
Google a publié sa condamnation sur la page d'accueil de Google.be. Vous pouvez la lire ici
25/09/2006
L'émission s'appelle "chez FOG". Je tombe dessus dimanche, juste après le déjeuner. Bernard Kouchner face à 3 fous qui, Dieu merci, ne font qu'écrire des livres et débattre dans les émissions de télévision. S'ils étaient au commande de ce monde que l'on sait déjà fou, j'ai dans l'idée que la situation serait pire qu'elle ne l'est actuellement. Et pourtant, ces messieurs se veulent des grands intellectuels donneur de leçons. Ils étaient donc 3 fous. Le moins suffisant, le moins exalté des 3, s'appelle Nicolas Bavarez. Lui sait ce qui doit être fait pour redresser la France dont il a diagnostiqué le déclin. Un autre s'appelle Marc-Edouard Nabe, lui m'effrait. C'est un sympathisant des extrémistes musulmans qui commettent des attentats. Son propos est de démontrer qu'ils sont les combattants d'une juste lutte contre l'occident dont il faut prendre en compte les méfaits sur l'humanité. Ce monsieur a semble-t-il noircit des milliers de page sur ce sujet. Soit, les occidentaux ont commis des nombreux crimes. Mais s'il faut lutter, je préfère offrir mon admiration à un personnage tel que Gandhi plutôt qu'à un Ben Laden. Et au niveau des résultats, je pense que ceux obtenus par Gandhi, le non-violent, dépasse de loin ceux obtenus par Ben Laden. Je pense que l'echelle des valeurs de M. Nabe, que l'on reçoit sur les plateaux télé est sérieusement endommagée. Je plains tout ceux et toutes celles qui adhèrent à ses propos. Le dernier fou s'appelle Morgan Sportès. Lui faisait une fixation sur le déficit publique américain et a écrit un livre sur les maoïstes. Quelle émission. Pauvre Kouchner.
19/09/2006
Je trouve absolument malsain la manière dont le débat est souvent posé et l'amalgame que les journalistes occidentaux et certains intellectuels, qui réflechissent à cette question, ne peuvent s'empêcher de faire entre terrorisme, islam et intégration. L'article publié dans Le Monde 2, daté du 16 septembre 2006, intitulé "East London, la grande dépression", en est, si besoin était, une parfaite illustration. Tout d'abord, si vous le cherchez dans le magazine, vous le trouverez à la rubrique "Terrorisme". On revient effectivement sur le fameux coup de filet spectaculaire du 10 août, "aussitôt repris par les médias du monde entier" (je cite le journaliste) pour nous dire 2 choses à mon avis assez importantes. D'abord que les 25 suspects interpellés avaient tous "pour point commun d'être citoyens britanniques, musulmans et, à première vue, bien intégrés". Ce "à première vue" ne me plaît guere. Il signifie que l'on pourrait penser que ces suspects étaient intégrés mais qu'en réalité ils ne le sont pas du tout. La preuve en est qu'ils se préparaient à commettre des attentats. Je n'ai jamais entendu dire des néo-nazis, lorsqu'ils commettent des attentats, qu'ils ne sont pas intégrés dans un pays. J'aurai préféré que l'on admette que ces suspects sont des personnes tout à fait intégrées. De cette manière il deviendrait évident que le problème ne se pose pas au niveau de l'intégration. Autrement dit, nous nous rendrions compte que ce n'est pas le fait d'être intégré qui empêche une personne d'avoir du ressentiment vis-à-vis de son pays. C'est ce que son pays lui offre ou pas qui le mettra en colère. Mais dire que les terroristes musulmans sont bien intégrés nous gêne beaucoup. On préfère dire, ils ont l'air intégrés mais ils ne le sont pas du tout. Ce qui revient à laisser entendre que les musulmans ne pourront jamais s'intégrer à notre mode de vie. Et c'est profondément scandaleux.
La seconde chose importante que nous apprend cet article à propos de ces fameux terroristes arrêtés à Londres au cours d'une opération très médiatisé est que, à l'heure actuelle, "5 suspects ont été relâchés. Que les billets d'avions n'avaient pas été achetés, que 2 des suspects ne possédaient pas de passeport et que les enquêteurs n'ont aucune certitude quant à la capacité technique des jeunes gens appréhendés d'assembler et de déclencher, une fois en vol, les explosifs liquides découverts par la police".
Mais nous ne sommes là qu'au début de l'article dont tout le propos est de dire que l'intégration des musulmans est une chose difficile, voir impossible. En tout cas, en guise de conclusion, la parole est donnée à une journaliste d'origine indo-pakistanaise, cofondatrice d'un mouvement de musulmans britanniques partisans d'une démocratie laïque qui "assise confortablement dans sa maison d'Ealing, quartier huppé pour migrants bobos" (je cite le journaliste) "admet qu'il faudra du temps pour que l'islam politique recule, que la sécularisation prenne le pas sur le communautarisme". Effectivement, vu comment le problème est abordé "ces gens-là" ont peu de chance de se tromper".
04/09/2006
"Je suis dans le train". Il y a quelques années, il était inconcevable d'entendre prononcer ces quelques mots. Quand une personne était dans un train, elle n'avait pas à le formuler. Mais, depuis le téléphone portable, on entend dire des choses que l'on ne disait jamais. "Je suis dans ma voiture", "Je suis dans un train", "Je suis dans le métro". Bref, le lieu où l'on se trouve se "verbalise" au présent. Est-ce que cela fait une différence ? Est-ce que cela peut changer quelque chose dans notre manière d'appréhender ou de concevoir l'espace ? Je n'en sais rien. En tout cas, il était amusant de le remarquer aujourd'hui.