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28/07/2005
J'en ai assez de lire dans la presse française des phrases telles que "(...) une Amérique où le retour à l'ordre moral évoque une forme d'obscurantisme." (Télérama du 27 juillet 2005). J'en ai assez de lire des critiques de la société américaine alors que je ne vois aucune critique de la société française. Pourtant, l'autocritique est bonne. Je pense même que ce qui a pu faire la grandeur de la France, à une certaine époque, ce sont les regards critiques qu'ont porter sur la vie sociale dans leur pays les grands auteurs, à commencer par Rabelais, puis Montesquieu... jusqu'à Zola. Certes, la société américaine a des nombreux défauts, mais quelques intellectuels américains sont les premiers à le dire et à l'écrire (c'est même souvent leur "fond de commerce" et comme ils adorent la France d'une manière "exotique" cela nous reconforte dans l'idée que le Mal se trouve outre-atlantique et non chez nous). En France, en revanche, il semblerait que, dans la mesure où nous avons José Bové d'un côté et Nicolas Sarkozy de l'autre, notre société vit dans la lumière, la justice et l'égalité.
27/07/2005
Toujours à propos de Google. La critique la plus sérieuse que l'on puisse lui faire concerne la question des droits d'auteurs. Ce problème se rapproche beaucoup de celui de ce qu'on appelle le "piratage" de musique ou de film sur internet. J'y réponds donc de la même manière. Johnny Halliday ou Madonna, qui sont millionnaires, peuvent se plaindre de gagner moins d'argent à cause de l'Internet. Un musicien inconnu qui enregistre sa musique dans sa chambre de bonne, sera, lui, extrêmement heureux de la voir diffusée même gratuitement au plus grand nombre de gens grâce à l'Internet. De même, moi qui écris, je suis satisfait d'être lu par des milliers de personnes grâce à Google (80% des visiteurs de ce site proviennent de Google). Donc, avec l'Internet et Google, nous avons un nouveau média qui lèse quelques milliers de personnes à travers le monde, mais qui en favorise des millions d'autres. C'est pourquoi, il ne faut pas attendre de moi que je pleure sur le piratage de film qui ont déjà fait des millions d'entrées en salle ou d'oeuvres d'artistes qui ont vendus des millions de livres ou de CD. En fait, le vrai problème de l'internet, c'est qu'il met à mal un certain modèle économique. Mais, en même temps, il en crée plusieurs autres. Les marchands de musique qui, pendant des années, ont accumulé des fortunes, n'ont qu'a s'adapter. C'est finalement ce que l'on demande à l'ouvrier qui voit son emploi délocalisé à l'autre bout de la planète à cause de la mondialisation, alors pourquoi pas à quelques grands patrons de l'industrie du dique également ? Concernant Google, comme je l'ai déjà écrit, si des éditeurs ne veulent pas que leurs sites apparaissent dans le moteur de recherche, ils ont les moyens techniques d'empêcher leur référencement. Mais, en général, c'est surtout l'inverse qui se produit. Les éditeurs de sites web sont prêts à payer très chère pour que leurs sites apparaissent en première position dans Google.
26/07/2005
Il semble que juillet sera, pour moi, le mois de la critique de notre beau pays, la France. Jacques Chirac à dit que nous ne devrions pas avoir honte. Mais il ne faut pas déconner, nous ne devons pas être fier non plus. Regardons un peu nos défauts, et nos contradictions... On annonce une OPA sur Danone. Un fleuron de l'industrie française, comme on a pu entendre et lire. L'état UMP (normalement libéral) s'en mêle pour dire qu'une grande entreprise française ne doit pas se faire "Opéalisé" par un groupe étranger... Aujourd'hui, maintenant que la panique est passée, on entend certaines personnes, parmi elle le ministre de l'économie, poser les bonnes questions. Depuis quand les responsables d'un pays réagissent face à une rumeur boursière ? Il paraît que nulle part ailleurs cela ne se fait. D'autre part, je trouve curieux que ce gouvernement, si prompt à céder les grandes entreprises nationalisées au secteur privé, trouve normal de s'opposer à une Offre Public d'Achat. Appelons cela le capitalisme à la française. C'est du capitalisme et ça n'en est pas vraiment. Si ça ne fonctionne pas vraiment, c'est peut-être à cause de cela.
Je dirais un jour pourquoi je suis admiratif devant la réussite d'une entreprise tel que Google. Mais aujourd'hui je me contenterai de commenter une double page du journal Libération, dans laquelle plusieurs articles consacrés à Google (parce que la vision des journalistes français sur l'entreprise Google est très caractéristique de la manière dont nous, ici en France, voyons les choses). Tout d'abord (ce qui m'a fait l'acheter) le journal a trité "Google, l'ogre numérique". Ensuite, je lis l'article pour découvrir que, bientôt, le moteur vorace, qui s'est déjà attaqué au page HTML (et d'autres formats), aux images, va aussi référencer les vidéos !!!! Mon Dieu quel Horreur ! A côté, l'éditorial de Patrick Sabatier, intitulé "Big Brother", parle également de Google. Bientôt Google connaîtra tout de vous. Il suffira de taper votre nom sur sa page d'accueil pour tout savoir. Mais ce qu'il oublie c'est que Google n'index que les documents présents sur le web. Donc, si vous publiez votre site perso avec votre CV, vous le rendez disponible. En général, vous faite cela justement pour que les gens le trouvent sur internet. Si vous ne voulez pas que le moteur de recherche, l'affiche dans ses résultats, vous avait une solution, mais en général, croyez moi, les gens qui publient sur internet, veulent que les moteurs de recherche les trouvent et surtout Google. Bref, on a l'exemple typique d'un journaliste qui, encore une fois, écris sur un sujet, qu'il ne connait que très partiellement. Mais sans doute il imagine. Son confrère, lui, écrit dans son grand article des choses comme, "Google pourrait diffuser des programmes payants à la demande (...) qu'il facturerait (...). Si ce scénario se réalisait..." Vous rendez-vous compte ? Nous sommes en pleine anticipation. Je suis journaliste et j'imagine que M. Dupont pourrait tromper sa femme... si ce scénario se réalisait alors... Est-ce du journalisme ? Rien de ce que je raconte n'est réel mais M. Dupont lui existe vraiment. N'y a-t-il pas un nom pour ce genre d'anticipation lorsque des journalistes s'y livrent ? On voit bien que l'article est très "orienté". Je passe quelques détails qui ne font que confirmer ce que je viens de dire pour arriver à la conclusion suivante : Nous reprochons à Google de faire des choses que nous aimerions faire mais qu'il fait mieux que nous. La preuve, toujours dans le même journal, si on tourne la page, on tombe sur une interview d'Emmanuel Hoog, "président de l'INA, qui gère son propre plan de numérisation et qui déclare "Nous offrons mille fois mieux" Cocorico ! pourrions-nous répondre. Autrement dit, ce qu'on reproche à Google de vouloir faire, l'INA le fait déjà... et le fait mille fois mieux !!!! Pourquoi, dans ce cas, sommes nous inquiets ? Pourquoi qualifions-nous Google d'ogre ? Tout simplement parce que, malgré ce que peut dire le président de l'INA, à côte de Google, son entreprise ne fait pas le poids. La différence entre les vidéos numériser par l'INA et les vidéos numérisées par Google est très simple, et le journaliste ne manque pas de l'indiquer à travers une question "Mais vos trésors ne sont pas ouverts au public..." En clair, je traduis pour tout ceux qui n'aurait pas compris, Google va proposer mieux et ce gratuitement. Y'a pas photo comme dirait l'un de mes mais ...
Mais, ce que je reproche, avant toute chose, aux journalistes de Libération mais aussi à la France entière, c'est de ne pas comprendre ce qui fait l'intérêt de Google et ce qui a permis de faire son succès. Un autre article de Libé en parle pourtant... mais plutôt d'une manière suspicieuse. Il s'agit d'une visite au "Googleplex", le centre où travaillent les ingénieurs de Google. Il s'y passe une chose tout à fait extraordinaire et pratiquement inconnue en France : Les employés sont encouragés à proposer des idées, à être originaux, et ils sont écoutés par leurs chefs. En France, les idées nouvelles, surtout lorsqu'elles ne sont pas proposées par une personne qui porte un costume 3 pièces, sort d'une grande école et a déjà plusieurs années d'expériences derrière lui, ne sont en général pas écoutées. A qui la faute ? Souvent à ceux qui hurlent contre l'hégémonie des compagnies étrangères qui les concurrences, les menacent et font surtout beaucoup mieux qu'eux en raison de leur dynamisme. Demanderiez-vous à une personne qui travaille depuis 20 ans dans une entreprise, qui maîtrise depuis 20 ans les mêmes connaissances, qui réflechit depuis 20 ans de la même manière, demanderiez-vous à cette personne de faire preuve de dynamisme ? Vous auriez tort. Prennez plutôt la personne qui n'a pas encore fait ses preuves, qui n'a sans doute pas d'expérience et qui a faim et demander lui s'il a des idées à vous proposer. C'est de cette manière que le dynamisme se crée (la nation américaine s'est batie de cette manière). Et c'est sans doute parce qu'elle ne sait pas faire cela que la France est, ses derniers temps en tout cas, de plus en plus en retrait par rapport aux autres grandes nations.
Cet exemple est sans doute très prétentieux, mais je pense que sur ce blog, il y a quelques bonnes idées. En tout cas, c'est parce qu'il me semble avoir quelque chose à dire que j'écris. Demandez à un journaliste français "établi" de le lire et de vous dire ce qu'il en pense. Il vous dira, il ne sait pas écrire le français, il y a plein de fautes d'orthographes. Son cerveau n'est pas en mesure d'assimiler que l'on puisse dire des choses intéressantes tout en faisant d'énormes fautes d'orthographes. C'est aussi ça la french attitude, à mon avis celle qui nous fait perdre.
Enfin, pour finir, ne croyez pas que la France aille mal à cause de ses chômeurs et de ses jeunes qui ne veulent rien faire. Si la France va mal, c'est à cause de ceux qui travaillent et ont des reponsabilités. C'est, en particulier, à cause d'une élite qui contrôle la politique, les médias, les entreprises et qui a énormément de mal à se renouveller.
18/07/2005
Dans ma dernière intervention sur ce blog, j'ai écris, quelque chose ne va pas en France. C'était un euphémiste. Le week-end dernier, j'ai été profondément choqué par les propos de Philippe de Villiers disant que la 3e guerre mondiale avait commencée et qu'elle oppose les islamistes au monde occidental. M. De Villiers souhaite donc que la France réagisse et prenne les mesures nécessaires. D'abord, il faut bien se rendre compte que les terroristes islamistes ne tuent pas seulement les occidentaux mais d'autres musulmans également (peut-être même davantage que d'occidentaux) Ensuite, je veux bien admettre que nous sommes en guerre contre le terrorisme, mais cela date de septembre 2001 et les américains la mènent, cette guerre, avec les résultats que chacun apprécie, selon ses opinions. Contrairement à ce que voudrait nous faire croire M. de Villiers, il ne s'agit pas d'une guerre qui oppose les musulmans aux occidentaux, mais des terroristes arabes à tous ceux qui ne partagent pas leurs idées. Ensuite, il est faux de dire que les pays occidentaux ne réagissent pas puisque on voit bien que la réaction a lieu et a eu lieu. Alors pourquoi M. de Villiers se sent-il le besoin de tirer le signal d'alarme à la télévision ? Et bien pour faire peur aux français et leur indiquer qui sont leurs ennemis. En l'occurence, n'ayons pas peur des mots, M. De Villier indique les arabes. Il voudrait egalement obliger le gouvernement à prendre un certain nombre de mesures tendant à oppression d'une minorité de la population française par la république française. Je n'ai pas les moyens de payer des avocats, mais il me semble qu'avec ce que je viens d'écrire, il me serait facile de démontrer, devant un tribunal, que les propos de Philippe de Villier tiennent lieu du racisme et de l'encouragement à la haine raciale. Donc je n'attaque pas ce monsieur en justice. D'autres s'en chargeront-ils ? Je ne le crois pas.
24 heures ou 48 heures, après que M. De Villier ait tenu de tels propos à la télévision, on a vu le premier ministre, Dominique de Villepin, très ému aux commémoration de la rafle du Vél d'Hiv, appeler à lutter "sans relâche contre toutes les formes d'antisémitisme, de racisme ou de xénophobie" . Or, si nous étions réellement conscient de la nécéssité de cette lutte, croyez-moi, M. de Villiers ne pourrait pas se permettre de tenir de tels propos devant des millions de téléspectateurs. Mais là ne se termine pas cette histoire. Lorsque je parle à mon amie, militante socialiste, du dégoût éprouvé à l'écoute des propos de M. De Villier, elle me fait comprendre que ce dernier n'a peut-être pas forcément tort. Plus tard, elle me sort une coupure du journal Le Monde. Il s'agit d'un article de Patrick De clerck, dont j'ai écris tout le mal que j'en pense dans ce blog, intitulé "Je hais l'islam". Elle me dit que certains arguments mis en avant par ce savant pour justifier sa haine de l'islam sont vrais. Bien sûr que l'islam ne favorise pas la condition féminine. Mais quelle réligion est synonime d'émancipation féminine ? Nous savons tous que, dés lors qu'il s'agit de fanatisme, les réligions n'ont rien à s'envier les unes aux autres, que ce soit en matière de cruauté, ou d'intolérance. Donc là n'est pas le point sur lequel je veux discuter. Dire "je hais l'islam" constitue le fondement même du racisme. Car le racisme est la haine de l'autre en raison de sa différence (ici la différence est l'autre réligion). Il n'est pas comme moi, alors il est mauvais. Et pour légitimer cette haine, on lui attribue les pires horreurs. C'est ce que fait Patrick De Clerck dans son article avec, évidemment, beaucoup de finnesse puisqu'il s'agit d'un intellectuel. Mais bon, Le Monde le publie, des français qui, par ailleur ne se disent pas du tout raciste et contre le racisme, l'apprécient... Tout paraît normal.
L'ennemi est dans notre maison, mais nous regardons au loin pour voir si nous ne le voyons pas arriver. Et je vous prie de croire que nous savons être vigilants.
08/07/2005
Il est assez extraodinaire de voir comment, au moins sur la question de la guerre en Irak, la France entière est persuadé d'avoir eu raison. Personne, en effet, ne remettra en cause qu'en s'élevant contre cette guerre et en tenant tête à George W. Bush et Tony Blair, ses anciens alliées, Jacques Chirac a défendu, sur la scene internationale, une juste cause. Mais s'il s'était trompé ? Je veux dire par là, et si, comme moi, le reste du monde, en particulier tout ceux qui vivent sous le joug d'une dictature, ont vu dans l'opposition aux Etats-Unis, la protection d'une dictature en place à Bagdad plutôt qu'une volonté de faire respecter le droit international ?
Or, en France, on disait (et on dit toujours), eux ont tort, nous nous avons raison. George Bush et Tony Blair sont des criminels. Soit, ce sont 2 gros criminels. Mais il y a eu des élections aux Etat-Unis, et nous nous attendions à ce que le peuple américain ne renouvelle pas le mandat de son président bête et criminel, or il a voté pour lui.
De même les anglais ont reconduit Tony Blair (on ne peut en dire autant de Jacques Chirac devant son propre peuple, celui-ci allant jusqu'à faire échouer un référendum sur la constitution européenne et, malgré tout, il continue de donner des leçons au monde entier). Mais tout ça n'est rien. Eux sont des criminels parce qu'ils bombardent les irakiens et nous nous défendons la liberté. Soit. Dans ce cas, lorsque nous nous présentons devant des instances internationals comme le CIO, nous devrions au moins bénéficier d'un capital sympathie dans le reste du monde en raison de nos positions en faveur de la paix et la liberté. Mais entre Tony Blair, le larbin des Etats-Unis, et Jacques Chirac, le défenseur des Irakiens, on a vu, à l'occasion du vote pour l'attribution de l'organisation des jeux olympiques de 2012 lequel des 2 attire la sympathie du reste du monde. Je crois qu'il serait temps de se poser quelques questions.
Le monde entier est-il contre nous ? Ou alors ne sommes-nous pas trop fier et trop sûrs de nos positions. Est-ce normal qu'après un cuisant échec au référendum, Jacques Chirac se permette de donner des leçons aux européens lors d'un sommet ? Assurément quelque chose ne va pas en France.
06/07/2005
Hier, Bertrand Delanoe, se pavanait devant les caméras, en expliquant, à l'attention des journalistes anglais, que sa grand-mère anglaise lui avait appris le mot "fair-play'. Sans doute, les membres du CIO ont-ils voulu mettre le maire de Paris à l'épreuve pour voir s'il connaissait vraiment le sens de ce mot. Ils ont accordé à Londres l'honneur, et le bonheur (selon les mots du maire de Paris) d'organiser les Jeux Olympiques de 2012. Il s'agit d'un véritable camouflet pour la France, essentiellement parce que nous étions persuadé que Paris serait la ville organisatrice de ces jeux en 2012. Ni la ville, ni le pays tout entier n'ont épargné d'effort pour obtenir du CIO, le privilége d'organiser les JO de 2012. Alors que s'est-il passé ? Pourquoi n'avons-nous pas été choisis ?
A mon avis, notre excès de confiance, notre arrogance et notre chauvinisme exacerbent le monde entier (souvenez-vous de la coupe du monde de football, en 1998, puis la manière dont nous partions gagnant pour 2002, de même nous partions gagnant pour ces JO). Quand nous sommes persuadés d'être les meilleurs, en quoi que ce soit, nous ne pouvons faire autrement que nous pavaner et revenir sans arrêt, tout en restant modeste bien évidemment, sur notre grandeur. Les journalistes sportifs français sont particulièrement forts pour adopter cette attitude. Les membres du CIO (parmi lesquels des représentants de nombreux "petits" pays) viennent de donner une leçon à la grande France. Espérons qu'elle (la leçon) porte ses fruits.
Un affront pour la France entière. Chirac et son gouvernement devaient sans doute beaucoup compter sur l'obtention de ces Jeux Olympiques pour redonner du morale aux français. Il faudra trouver autre chose.
J'habite à Paris dans un quartier populaire dont l'obention des JO devait permettre l'aménagement. Les spécialistes de l'immobilier prévoyaient sa hausse. Je suis donc heureux de la décision du CIO, car, malheureusement, à Paris, lorsqu'un quartier bénéficie de quelques amménagements pour devenir agréable à vivre, il se vide des "pauvres" qui y vivent pour accueillir une population de "bobos". C'est à dire des jeunes cadres propres sur eux qui gagnent très bien leur vie et s'embourgeoisent tout en votant à gauche.
05/07/2005
L'Afrique va mal et même très mal. Il faudrait être fou, aveugle et sourd pour ne pas l'admettre. L'Afrique va très mal, elle est au bord de l'agonie. C'est pourquoi des artistes milliardaires se rassemblent et font des grands concerts pour dire aux grands de ce monde (les dirigeants des 8 pays les plus industrialisés, ou plutôt des 7 pays le plus riches plus la Russie) qu'il faut aider l'Afrique. Je soutiendrais leur cause les yeux fermés s'il était vrai que, jusqu'à présent, l'Afrique n'a bénéficié d'aucune aide de la part des pays les plus riches. Or, nous savons bien que ce n'est pas le cas. Je ne fais donc pas parti de ceux qui veulent aider les Africains à tendre la main pour faire l'aumône aux pays riche. Je suis Africain. Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière d'aider le continent.
Beaucoup (je peux même dire tous) parmi ceux qui disent "il faut aider l'Afrique" ce sont opposé à la guerre des américains en Irak. En ce qui me concerne, je soutenais cette guerre. Et, aujourd'hui, je vais encore plus loin en disant, ce qui a été fait en Irak devrait être fait dans quelques pays Africains. Cela servirait d'exemple et, en moins d'une décennie, on verrait tous les pays d'afrique organiser des elections libres et equitables. Ensuite, avec la démocratie et la justice, viendra le développement.
Quelques jours avant que ces artistes au grand coeur ne fassent de grands concerts retransmis dans le monde entier (avec des coupures plublicitaires) pour dire "il faut aider l'Afrique", les congolais manifestaient pour reclamer des élections libres dans leur pays. Il y a eu plus d'une dizaine de morts (selon les sources officielles) suite aux répressions de la police. Qui en a parler ?
Quel est le meilleur moyen d'aider l'Afrique ? Certains peuvent penser que c'est en faisant pression pour que les "grands" de ce monde donnent de l'argent aux africains, dont on sait qu'il sera détourner par les régimes en place. Moi je pense que l'on aurait davantage aider l'Afrique en étant au côté des congolais qui ont manifesté pour la démocratie dans leur pays.