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19/05/2004
Pour ou contre le droit au mariage pour les couples homosexuels ? Cette
question semble d'autant plus simple que l'on caricature l'opinion commune
en admettant que les personnes ouvertes, "progressistes" sont
pour et que les réactionnaires, les homophobes sont contre. Or, le
débat ne se situe évidemment pas à ce niveau là
et je suis heureux de voir qu'en s'exprimant sur cette question, alors qu'il
ne participe plus à la vie politique de ce pays, Lionel Jospin (il
est contre) contribue à l'élever.
Pour ma part, je constate, que dire non au mariage homosexuel c'est assurément
défendre le mariage. Personnellement, je n'ai aucun intérêt
à le défendre... ni à l'attaquer. Néanmoins,
si je respecte les homosexuel, je respecte également les hétéros
et je ne vois pas au nom de quoi remettre en cause une tradition qui leur
est chère et qui lmeur appartient, étant donné que
le PACS existe.
17/05/2004
En lisant Pérégrinations Portugaises, de José Saramago (Seuil), je me rends compte que plus les gens voyagent, moins ils savent ce que voyager veut dire. Saramago, lui sait. Il voyage dans son Portugal natal d'Est en Ouest et du Nord au Sud et nous communique les plaisirs que l'on tire à flaner dans des contrées nouvelles, à découvrir là un paysage magnifique, là une place de village pittoresque. Mû d'une saine curiosité, il pénètre dans les églises, les petits musées de village ou les cimetières, il y découvre des oeuvres qui sont tout autant de témoignages de l'histoire locale. Il laisse libre court à son imagination dès lors que des événements surgis du passé lui viennent à l'oreille. Il savoure ou s'indigne au gré des réalisation architecturales. Saramago voyage avec, pour seul bagage, des bonnes connaissances culturelles, et cela fait assurément une grande différence dans la manière de voyager. Il se délecte de ses pérégrinations dans son propre pays. Tout ceux qui pensent que, pour être beau, le voyage doit les mener à l'autre bout du monde ont des bonnes leçons à tirer de ce livre.
14/05/2004
L'AMOUR
Sommes-nous préparé à nous battre contre nos rêves
?
Sommes-nous fait pour nous détourner du bonheur ?
D'autres personnes mais pas moi.
Je marche et je prends ce que la vie me donne
Là une rencontre qui s'avère différente des autres
C'est une personne à laquelle je m'attache
On découvre qu'on aime avec une terrible certitude
On aime et on construit autour de soi un monde où tout semblent à
sa place.
Mais un jour, la réalité s'impose à notre coeur
Nos peines nous apprennent
Que l'on a fait de cet amour notre vie
Il est le sang qui coule dans nos veines
Et qui nous empoisonne
Sait-on seulement qui on aime ?
On aime et on souffre.
On aime et on perd
On aime et on se perd
Que reste-t-il alors ?
Des rêves, des illusions qu'il faut recouvrir
Et enfouir au plus profond de son propre corps.
Quand sortiront-ils à nouveau ?
Nul ne sait.
Il faut attendre et se souvenir encore
Qu'un amour est passé
Et qu'il nous a blessé...
Mais qu'il y a toujours
Moins de sang qu'on ne pensait.
08/05/2004
Il ne serait pas honnête de ma part de ne pas donner la parole aux intermittents après ce que j'ai écris il y quelques jours :
En lutte(s), présents depuis onze mois, ce que nous défendons, nous le défendons pour tous. Nous sommes une coordination d’intermittents et de précaires.
Nous n’avons jamais autant entendu parler d’Exception Culturelle alors que s’organise méthodiquement la casse des droits sociaux. C’est quoi cette symétrie. Un projet à l’échelle de la nouvelle Europe de constitutions de pôles d’excellence ? Un nouveau corporatisme construit à partir de l’obtention de cartes professionnelles ? L’anéantissement programmé de pratiques exigentes et minoritaires ? L’installation de pôles européens de téléréalités ?
Là-bas dans cette ville entreprise seront réunis les maîtres de l’industrie culturelle et leurs rampes de lancement (producteurs, ministres, journalistes, télés, stars...) ; bouygues, murdoch, vivendi, time warner, lagardère, ces noms devenus communs, monteront les marches sanctifiées du box office, alors que nous descendons comme tant d’autres vers la précarité. Poussés vers la sortie. Ces prédateurs et leurs ministres disent diversité culturelle, droits d’auteurs, défense de la création. Nous n’y croyons pas. Il semblerait que sous ces étendards se cache un programme de capture et d’exploitation de nos puissances de coopérations et d’inventions. Programme de remise au travail forcé.
Mais, Il y a encore des cinéastes et des techniciens. Qui travaillent avec ce tout venant. Cinéastes sans emploi ; techniciens au turbin. Nous aimons le cinéma. Nous irons là-bas aussi pour le dire. Nous savons que le prolétariat, la misère, la précarité - de Stroheim à Flaherty en passant par Chaplin, Renoir, Barnet, Ford, Grémillion, Vigo, Rossellini, Bresson, Mizogushi, le vaillant groupe Medvedkine jusqu’à La Promesse des frères Dardenne, irriguent encore l’industrie cinématographique et son histoire. Nous en sommes honorés, mais cela ne suffit pas. Ces oeuvres de l’esprit ont construit pas à pas ce pays supplémentaire, cet archipel logique oh combien producteur de richesses et de désoeuvrements. Or nous sommes en passe d’en être totalement exclus alors que nous en sommes les sujets et la musique. NOTRE MUSIQUE. Il n’en est pas question. Les films, c’est pas entrées et sorties. Ou sinon c’est pas la peine de les faire, de les voir, de les entendre, pas la peine d’y penser.
Saviez-vous qu’un des programmes de remise au travail de la jeunesse belge s’intitule le programme Rosetta, que la veuve Schindler vit dans la précarité en Amérique du Sud, que les protagonistes de Être et Avoir furent récompensés d’un voyage à Disneyland, que les images qui nous restent de la prise du Palais d’Hiver sont celles d’un film, savez-vous combien furent payés les anciens mineurs figurants de Germinal ? Une misère. Misère pour rejouer le pire. Savez-vous combien rapporte le commerce des larmes et de l’indignation ? Des fortunes.
Nous nous rappellerons cela : que Garrel a été le seul, naissance de l’amour, à filmer les morts irakiens carbonisés de la première Nouvelle Guerre Mondiale, que Straub et Huillet disent encore ouvriers, paysans, que Godard et Miéville disent encore ici et ailleurs et Hannah Arendt, que Kiarostami a retrouvé il n’y a pas si longtemps la maison de son ami, que Kleifi et Sivan se sont mis en route, que Prin et Habchi font leur film comme les ouvriers algériens du Nord jardinent, avec jamais assez d’eau ; que personne n’a laissé Chaplin réaliser son projet à partir d’un rescapé des camps amnésique qui ne savait que crier. Nous nous rappelons aussi que lorsqu’une chaîne de télévision appelle une émission la Ferme Célébrité, ce qu’elle veut dire en fait c’est Tais-toi Paysan, et crève (l’écran).
Nous sommes sans intentions et pleins (aux as) de propositions. Nous savons que dans la précarité, il y a pré (celui où Vincent mit l’âne) et lutte pour l’obtention de nouveaux droits sociaux collectifs. Nous savons qu’en langue Ourdou, il n’existe pas de mots pour dire hier et demain parce que c’est l’affaire des dieux, et qu’il en existe de nombreux pour dire maintenant parce que c’est l’affaire des hommes. C’est pas par ici la sortie, non. Nous venons à peine d’entrer, à force. Il y a le sous sol, nous arrivons au rez de chaussée, tiens il y fait mieux jour, bientôt nous envisageons de gratter le ciel pour le faire rire.
Abrogation du protocole UNEDIC, expertise, négociation avec tous les concernés.
Nos actions ne connaissent pas de pause.
Coordination des Intermittents et Précaires IDF - commission sous le sable.
http://www.cip-idf.ouvaton.org/
Soutien à la lutte : chèque libellé à "AIP" ; CIP-IDF 14/16, quai de Charente 75019 Paris. 01 40 34 59 74.
04/04/2004
Certains combats durent si longtemps que l'on fini par oublier ce pour quoi on lutte. J'ai peur que ce ne soit bientôt (déjà) le cas des intermittents du spectacle. La mobilisation ne faiblit pas, mais leurs revendications paraissent de plus en plus obscures.
03/04/2004
Entre un imam qui prêche devant 300 personnes dans la banlieue de
Lyon et le
leader d'un parti politique extrémiste qui s'exprime à la
télévision devant de millions d'individus, les français
n'ont aucun mal à déterminer où se trouve le danger
pour leur pays.
L'imam a été renvoyé en Algérie et la presse
en a tant parlé qu'il nous a semblé que la France venait d'échapper
à l'un des pires dangers de son histoire.
Pendant ce temps, Le Pen peut se réjouir car, malgré les efforts
de ce gouvernement UMP pour lui voler des électeurs, il sait que
les français préféreront un jour l'originale à
la copie, comme il dit si bien.