Livres
Liens
Archives
Remerciements
28/04/2004
Le couple. Il faut avoir une très grande force de caractère ou aimer bêtement son compagnon ou sa compagne pour ne jamais le (la) trompé(e).
26/04/2004
J'entends à la radio toute la résolution de Nadine Trintignant
qui veut faire changer la loi française, car elle trouve que les
peines encourues par les hommes qui battent leur femme ne sont pas assez
importantes (de 3 à 15 ans de prison). Mme Trintignant voudrait voir,
au dessus de leurs têtes, le risque de la prison à perpétuité.
Or, je ne vois pas en quoi la mort tragique de Marie Trintignant, sa fille,
lui confère le droit de changer une loi. Est-ce là l'idée
que nous nous faisons de la démocratie ? Est-ce l'esprit de vengeance
et la haine (peut-être légitime) contre un homme qui doit dicter
des lois appliquables à tous ?
D'autre part, sans doute pour justifier son désir de voir changer
la loi, elle veut s'engager dans un combat en faveur des femmes battues.
La cause est noble. Mais les personnes qui s'engagent et s'intéressent
à un problème qu'à partir du monde ou ils (ou l'un
de leur proches) en ont été victime ne m'impressionnent pas
beaucoup.
25/04/2004
En ce beau dimanche ensoleillé, il me vient l'envie d'écrire cette phrase dont je ne sais plus qui est l'auteur : "L'humour est la politesse du désespoir." Elle devrait faire sourire les humoristes et permettre à tout ceux qui ont la prétention d'être drôle et spirituel de réfléchir un peu.
16/04/2004
Je n'ai pas la télévision mais force est de dire qu'il y
passe des choses intéressantes en ce moment. On nous montre des célébrités
dans une ferme ou encore des jeunes qui aspirent chaudement à l'être
vivant en colocation, garçon et filles de chaque côté.
Mais le divertissement n'est pas tout évidemment. La télé,
c'est aussi l'information et, à ce titre, sans doute dans le sillage
de l'affaire du voile islamique, ce qui marche en ce moment ce sont des
reportages sur la montée de l'antisémistisme dans les lycées
parisiens ou de la banlieue. Seul petit problème, je lis cet article
dans Télérama à
propos d'un documentaire de Cyril Denvers au lycée Turgot à
Paris. Le titre de l'article "Documenteur au lycée" en
dit long. On apprend que Nadia, élève de seconde à
Turgot, n'a pas reconnu son lycée dans le reportage "Le
miracle de Turgot, c'est justement que les Blacks, les Rebeus, les Blancs
et les Chinois se mélangent pacifiquement." Mais, franchement,
peut-on montrer ça à la télévision ? Non, car
on court à la chutte d'audience. J'entends ce matin à la radio
tout un remus ménage à propos d'un reportage d'Elie Chouraqui
qui traite... de la montée de l'antisémitisme dans un lycée
de Montreuil et cet
article sur le Monde.
En réalité, ce qui intéresse ces messieurs qui font
des reportages qui passent à la télé ce n'est évidemment
pas de lutter contre le racisme mais de faire de l'audience. C'est aujourd'hui
la seule chose qui compte à la télévision. Et je suis
vraiment étonné que tout le monde fasse encore des grands
débats faisant croire qu'elle (la télévision) pourrait
être un instrument de la lutte contre le racisme. A ce propos, je
remarque que l'on fait souvent la distinction entre racisme et antisémitisme
(voir l'article du monde). Il y a là quelque chose d'assez curieux.
Je me demande s'il ne s'agit pas, déjà, d'une forme de racisme...
Ce qui serait assez grave, finalement, puisqu'il proviendrait de gens qui
prétendent lutter contre. Mais, peut-on vraiment parler de tel sujet
à la télévision et le montrer dans toute sa complexité
? La télé n'est évidemment pas le lieu des idées
complexes. Ce qu'elle aime, c'est la simplicité car, sinon, le téléspectateur
ne pourrait plus suivre. Le danger pour l'avenir ne proviendrait, dans ce
cas, pas des lycées parisiens, où se mélangent les
communautés, mais de la bêtise des téléspectateurs
que la télévision encourage (pour faire de l'audience.) ça,
nous le savons tous. Or, s'il s'avère que, pour lutter contre le
racisme, il faut faire de la télévision autrement, et perdre
des millions d'euros, qui voudrait lutter contre le racisme ?
Certainement pas la télévision, croyez-moi.
14/04/2004
L'interprétation des résultats électoraux est une
science si peu exacte que l'on se demande pourquoi tant de gens encore s'y
adonnent.
Un
article du Monde nous rappelle que la Gauche a perdu les dernières
élections présidentielles à cause d'une multitudes
de candidats (5 au total, qui récueillent quand même 32,45%
des suffrages, sans compter les 2 candidats trotkistes) et que "le
PS et ses alliés avaient bien résisté aux législatives
suivantes (juin 2002), leurs candidats recueillant 37,2 % au premier tour
(contre 43,62 % à la droite). L'effet de souffle du 21 avril et la
mécanique du scrutin majoritaire ont escamoté cette performance
derrière la victoire de l'UMP."
Inutile de sortir de Science-Po pour voir cela. Néanmoins, il semble
que 2 années et des élections régionales calamiteuses
pour la droite ont été nécessaire aux spécialistes
de la politique pour s'en rendre compte.
Beaucoup ont voulu interpréter la défaite quasi honteuse de
Jospin comme le rejet de sa politique et, en particulier, un profond désir
sécuritaire de la part des français. C'était un peu
idiot compte tenu du résultat du candidat Chirac au premier tour
(à peine plus de 20%). Néanmoins une politique a été
menée suivant cette analyse. Et je pense que c'est surtout de cela
dont l'UMP a fait les frais.
Les hommes politiques, lorsqu'ils veulent faire l'effort d'écouter
le peuple au lendemain d'une élection gagnée, n'entendent
que ce qu'ils désirent entendre et prennent leurs désirs pour
la volonté des français. Malgré leur bagage intellectuel,
leur arrogance les rend donc souvent sourds et aveugles.
01/04/2004
Lionel Jospin avait eu le mérite de reconnaître : "Sur
l'insécurité, je me suis trompé, j'ai cru qu'en diminuant
le chômage on réussirait à faire baisser l'insécurité".
On peut considérer qu'il s'agissait d'une faute et que, sans cet
aveu malheureux, son avenir politique aurait été plus radieux.
Néanmoins, j'aimerai beaucoup que Jean-Pierre Raffarin, puisqu'il
ne manque pas de courage, ait celui de reconnaître : "Sur
l'emploi, nous nous sommes trompés, nous avons cru qu'en faisant
des cadeaux au patronat, le chômage diminuerait."