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28/02/2004
"Maintenant que le fusil est arrivé jusqu'à eux
les indigènes sont condamnés, non seulement parce que le fusil
les tuera en grand nombre, mais parce que leur désir de l'avoir les
aliénera de l'état sauvage."
J.M
Coetzee.
L'afrique, et, en particulier, son histoire, illustre un très grave échec. Non pas celui des africains, mais celui du modèle occidental. Et l'humanité entière suit ce modèle. On croit et on se bat pour des valeurs qui, jusqu'à maintenant, toujours sous le prétexte de faire le bien de l'humanité, ont abouti à ce que 90% des habitants de notre planète vivent dans la misère et la pauvreté.
J'admire celui qui, dans tous ça, est capable de dire où est le bon, où est le mauvais.
Quelques hommes se sont approchés de la vérité. Ils s'appelaient Jésus Christ ou Gandhi. On sait comment leur vies ont été interrompues, on sait comment leurs idées ont été exploitées.
23/02/2004
On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.
On supprimera l'Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.
On supprimera la Charité
Au nom de la Justice,
Puis on supprimera la justice.
On supprimera l'Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.
On supprimera l'Esprit de Vérité
Au nom de l'Esprit critique,
Puis on supprimera l'esprit critique.
On supprimera le Sens du Mot
Au nom du Sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots.
On supprimera le Sublime
Au nom de l'Art,
Puis on supprimera l'art.
On supprimera les Ecrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.
On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.
On supprimera le Prophète
Au nom du Poète,
Puis on supprimera le poète.
On supprimera l'Ésprit
Au nom de la Matière,
Puis on supprimera la matière.
au nom de rien on supprimera
l'homme;
on supprimera le nom de l'homme;
il n'y aura plus de nom.
nous y sommes.
Un poème d'Armand Robin qui m'a "parlé".
20/02/2004
Madame, Monsieur,
Étant à la recherche d'un emploi, j'ai pris connaissance de votre offre parue sur le site Bale.fr.
J'ai constaté avec satisfaction l'importance de votre entreprise et la qualité de vos clients.
Je pense qu'en tant qu'acteur important de la création multimédia, vous vous devez de soigner votre image afin de donner une impression favorable, non seulement à vos clients, mais également à vos employés.
Vous attendez sans aucun doute, de la personne que vous allez recruter qu'elle soit compétente et qu'elle ait une grande conscience professionnelle.
Je pense avoir ces qualités et j'aurais avec plaisir répondu à votre offre.
Cependant, que dois-je penser, moi, d'une entreprise qui, lors d'un recrutement, affirme non seulement qu'elle ne se donnera pas la peine de répondre aux candidats malheureux (alors qu'il est si facile de faire un courrier modèle) mais qui incite également les candidats qui n'ont pas travaillé au moins 2 ans dans une agence Internet à ne pas postuler ?
Peut-on dire que votre responsable du recrutement fait son travail consciencieusement ?
Votre annonce fait preuve, en réalité, d'un véritable mépris à l'égard des candidats. Elle en dit assez long sur la mentalité de votre entreprise et ne donne, à moins d'être désespéré (de tels candidats sont hélas nombreux), aucune envie de travailler pour vous.
Elle témoigne également d'une médiocrité affligeante. A une époque où des nombreuses personnes peinent à trouver du travail, vous pourriez vous dire, comme j'ai la chance d'en avoir un, je vais bien le faire. Au lieu de quoi vous dites clairement, comme ils sont tellement nombreux, je peux les mépriser, personne ne dira rien.
Je n'ai certainement pas votre expérience, acquise sans aucun doute à force de longue année à faire des courbettes dans des entreprises, mais je peux cependant vous dire que, pour les raisons que je viens d'évoquer, vous ne méritez pas votre poste.
Je vous prie de croire que ce courrier, s'il n'attend pas de réponse de votre part, sera le plus largement diffusé sur le net, dans les forums, mais aussi sur mon blog qui, sur le plan de la richesse du contenu, vaut bien votre site.
Il ne s'agit pas d'une attaque contre vous mais contre une attitude qui a tendance à se généraliser en ces temps difficiles.
Pour finir, je consens seulement, si vous le souhaitez, à prendre votre place, auquel cas je m'engagerai, même si cela m'oblige à travailler 12 heures par jour, à répondre à tous les candidats et à ne fixer aucun critère discriminatoire.
cordialement
20/02/2004
A propos de ce qu'il est convenu maintenant d'appeler l'affaire Dieudonné,
comme il y a eu au début du XXe siécle une affaire
Dreyfus, mon sentiment était, jusqu'à présent très
partagé tant je n'aurai pas pris la défense de ce comique
de grand talent aux idées parfois douteuses. Déjà,
lorsqu'il voulait être candidat aux élections présidentielles,
il avait commis quelques "dérapages" qui l'ont conduit
à faire machine arrière. Il semble qu'il ait fait encore pire
sur un plateau télé.
Concernant ce sketch, que je n'ai pas vu puisque la télévision
ne fait plus parti de mon environnement, je suis tenté de dire à
la fois : il a osé ! et c'est une bonne chose pour la liberté
d'opinion mais également quelle maladresse !
Je crois en effet que, pour Dieudonné, la question de la limite de
son talent ne devrait plus se poser. Avec du talent un comique peut faire
rire de tout, mais là, visiblement, le problème de son sktech
est qu'il n'a fait rire personne. Lorsqu'un humoriste prend pour cible une
communauté, la première question qu'il devrait se poser est
de savoir s'il va faire rire des personnes de cette communauté. Tout
en "s'en prenant" aux noirs, aux arabes, aux juifs, aux cyclistes,
etc. Coluche les a tous fait rire.
Dieudonné a donc commis un sketch raté. C'est une terrible
faute professionnelle dont il n'a pas tardé à connaître
les conséquences... On lui a reproché des idées antisémites
et nous avions alors beaucoup de mal à le défendre. Mais maintenant
les choses vont beaucoup trop loin, puisque ces spectacles sont interdits
les uns à la suite des autres. Dans un pays libre, cela fait "tâche".
C'est véritablement scandaleux.
Autant nous ne pouvons laisser libre cours aux "dérapages"
de cet artiste, autant il me semble encore plus important de réfuser
que des véritables extrêmistes, qui se félicitent de
l'être, l'empêche de faire son métier.
Je n'attends pas que, sur cette question, la France se "coupe en deux"
entre partisans et opposants à Dieudonné, je pense que, au
contraire, c'est le devoir de tous ceux qui ont condamné Dieudonné,
au nom du racisme, de prendre aujourd'hui sa défense, car il est
véritablement la victime de racistes. Ce que nous n'acceptons pas
de sa part, nous ne pouvons l'admettre de personne encore pire que lui.
19/02/2004
Le 17 Janvier 1913, à 8h30 du soir, dans une lettre qu'elle enverra à son amant, Stefan Zweig, Friderike Maria von Winternitz écrit :
J'ai lu ces temps-ci quelque chose sur l'hygiène raciale. Est-ce vraiment un but que d'élever des hommes pour en faire des... animaux en bonne santé, alors que des prodiges sont si souvent issus d'un corps qui, à en croire les spécialistes de l'hygiène raciale, n'aurait jamais dû naître ?
Phrases dont la lecture, en 2004, éveille un curieux malaise, comme si les choses, dans l'histoire, n'arrivaient pas par hasard et que des idées, qui, sur le coup, nous paraissent seulement un peu gênantes, peuvent, par la suite, avoir des conséquences extrêmement horribles.
Friderike & Stefan Zweig, L'amour inquiet, Bibliothèques 10/18
17/02/2004
On pense que le
voile est un danger pour la République et la Laïcité,
alors on interdit le voile à l'école, malgré le droit
des individus à vivre selon leur croyance.
On pense que le Front National
est un danger pour la République et la Démocratie mais aussi
la Laïcité, mais on n'interdit pas ce parti, à cause
de la liberté d'opinion.
Pour
lutter contre le danger que représente le FN, on nous demande d'accomplir
notre devoir civique et d'aller voter pour des politiciens qui n'ont d'autres
but que l'assouvissement de leur ambitions personnelles.
Pourquoi, de la même manière, pour lutter contre la menace
d'un voile, ne demande-t-on pas aux français d'être moins con,
plutôt que de l'interdire ?
Dans les deux cas, on remarque que l'intérêt de tous va dans
le sens de la préservation de la connerie plutôt que dans celui
de sa disparition.
Réflechissez à ce que vous venez de lire. Je m'exprime peut-être mal, mais vous finirez par comprendre ce que je veux dire.
16/02/2004
Jean-Marie Le Pen est sans doute l'un des plus fin politique français, il est l'homme qui a mené un parti d'extrême droite, quasi marginale, à être l'un des partis les plus importants du paysage politique français, allant jusqu'à être présent au second tour d'une élection présidentielle. Il fait peur au point que je devrais voter pour des politiciens qui ne me satisfont pas, uniquement pour l'empêcher, lui, d'être au pouvoir en France. Voici ce que déclare cet homme qui réunis derrière lui, 20% de l'électorat.
"Le jour où nous aurons en France (...) 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux."
Ce monsieur se félicite de dire tout haut ce que les français pensent tout bas.
14/02/2004
Je ne fréquente pas les milieux politiques, cependant, lorsque je
compare l'intelligence de Nicolas Sorkazy à celle d'autres hommes
et femmes politiques (particulièrement de droite), j'en viens souvent
à me demander si le petit Nicolas est réellement doué
ou si c'est la nullité de ces camarades qui nous le fait paraître
comme tel...
Voyons la méthode Sarkozy. Pour lutter contre l'absentéisme
à l'école, il
décide d'un agent de police "référent" à
certains établissements scolaires. Il se déplace sur le
"terrain" pour montrer que sa décision découle d'une
véritable préoccupation et qu'il s'occupe des jeunes des cités,
à la fois pour ses électeurs de droite mais aussi pour eux-même.
On est loin des Pasqua, Balladur et autre Juppé qui, face aux jeunes
des banlieues "difficiles" n'auraient été en mesure
de n'afficher que leur profond mépris. L'homme de gauche, bien qu'il
n'apprécie pas, à très juste titre, l'entrée
de la police à l'école, ne peut critiquer cette décision
car, par les temps qui court, il passerait pour un véritable laxiste,
un irresponsable... et puis la réponse de Sarkozy, on la connaît
d'avance, le ministre se targuera d'un ironique, moi au moins je fais quelque
chose, j'agis là où votre irrésponsabilité vous
empêchait d'agir. Et, effectivement, il fait... Mais que fait-il au
juste ? Il lutte contre l'absentéisme qui fait que les jeunes traînent
dans les rues et deviennent des voyous... Très bien, mais les moyens
déployés sont-ils sérieux ?
Je crois hélas que non. Je ne vois tout simplement pas ce qui permet
à Sarkozy de penser que là où les chefs d'établissements
ont échoués, où les professeurs ont échoués,
ou les surveillants ont échoués, où les éducateurs
spécialisées ont échoués, un flic va réussir.
Tout ça est-il vraiment sérieux ou s'agit-il d'une vaste mascarade
dans laquelle des imbéciles s'agitent devant des caméras pour
que d'autres imbéciles votent pour eux ? A vous de répondre.
Nicolas Sarkozy donne l'exemple à ses petits amis du gouvernement, si bien qu'on a parfois le sentiment qu'avant eux rien n'avait été fait pour préserver la santé des français et qu'aucune loi ne permettait de mettre les criminels en prison.
13/02/2004
Concernant l'Islam, il y a, aujourd'hui, deux sortes d'esprits alarmistes en France : ceux qui craignent que cette religion s'impose à l'ensemble du pays et ceux qui, comme moi, craignent une prochaine persécution des musulmans de France. Ni l'une ni l'autre de ces idées ne semblent réaliste, cependant plus la première est prise au sérieux et plus la seconde risque de se réaliser. C'est un cercle vicieux dont je ne vois pas comment nous pouvons sortir. Quoi qu'il en soit, le danger, ce n'est pas les musulmans qui nous l'imposent, mais nous qui l'imposons aux musulmans. Une situation inextricable, comme on dit, où deux personnes qui ne se connaissent pas s'effraient au lieu d'aller à la découverte l'une de l'autre.
12/02/2004
Je ne parlerai plus de la loi contre les signes religieux à l'école
qui, comme nous le savons tous, est d'abord une loi contre le port du voile,
pour protéger la laïcité et les jeunes filles des banlieues
contre la menace islamique qui pèse lourdement sur la France. Cette
loi a été adoptée mardi 10 février à
l'assemblée nationale par 496 voix pour et 36 contre... Ceux qui
veulent connaître mes arguments contre cette loi peuvent lire les
archives de ce blog en particulier les mois de janvier
2004 et décembre 2003.
Il est tout de même étonnant qu'alors qu'on reconnaît
aux français musulmans le fait d'être des français à
part entière, d'où, un certain nombre de droits qui en découle,
tels que la liberté de culte et celle de réussir dans ce pays,
qu'alors qu'on veut en faire des exemples en les nommant prêfet...
on vote une loi pour interdire le port du voile à l'école.
J 'ai d'abord cru à une contradiction mais il n'y en a pas. La réalité
m'apparaît de la manière suivante. Il y a en France un racisme
anti-arabe. Ce racisme existe parce que les arabes font peur aux français
avec leur réligion. Les français ne la comprennent pas. Elle
est plongée dans le passé et les traditions alors que les
français ont des valeurs "progressistes". La plupart des
français considèrent, pour cette raison, l'islam comme une
menace contre leurs valeurs. C'est cette peur qui est à l'origine
du racisme dont je parle. L'intégration est une réponse à
cette peur, qui consiste à dire, tu abandonnes tes valeurs et tu
adoptes les miennes, de cette manière j'aurais l'assurance que tes
valeurs auront disparues et qu'elle ne menaceront plus les miennes. La loi
contre le voile dit exactement la même chose mais de manière
plus claire et plus ferme... C'est ce dont toute la France avait besoin
pour se sentir rassurée. On peut en discuter longtemps mais, moi,
j'appelle ça du racisme. J'appelle ça aussi de l'intolérance...
Mais on n'est pas choqué, aujourd'hui, d'être liberticide pour
préserver la liberté.
06/02/2004
Juppé, toujours de bonne foi, explique qu'en faisant appel d'une
décision de justice qui le condamne pour avoir détourné
l'argent des contribuables parisiens au profit de son parti politique, il
ne fait qu'exercer un droit acquis à n'importe quel citoyen de la
République. Juppé oublie que, dans cette affaire, il n'est
pas un citoyen comme les autres puisque son métier consiste à
solliciter la confiance du peuple pour exercer des mandats qui lui confèrent
du pouvoir et des responsabilités.
Dire
qu'un homme politique doit être jugé comme n'importe quel citoyen,
voilà une grave erreur. Dans une démocratie saine, un homme
politique devrait être jugé bien plus sévèrement
que n'importe quel autre citoyen.
05/02/2004
Les exemples par lesquels ce gouvernement nous montre qu'il prend les français
pour des cons sont si abondants que j'en éprouve une sorte de nausée.
J'ai tout simplement l'impression qu'ils ne se rendent plus du tout compte
de ce qu'ils font et, à trop nous raconter des mensonges, ils finissent
eux-mêmes par y croire.
Sur le site internet consacré à la promotion de la société
d'information (comprennez essentiellement internet), un rédacteur
avance : Les
Baromètres Multimédias de Médiamétrie parue
le 29 janvier 2004 souligne les progrès de la société
de l'information en France. Cette étude indépendante montre
notamment que les efforts du Gouvernement pour réduire la fracture
numérique porte leur fruit.
Je pense, moi, qu'il est présomptueux de croire que l'équipement
des foyers en micro-ordinateur a augmenté en raison d'une quelconque
action du gouvernement. Je pense que la généralisation et
la baisse des prix des ordinateurs et de l'accés à l'Internet
y sont pour beaucoup. L'état n'a absolument rien à voir avec
ça. Je pense que les foyers qui se sont equipés et qui ont
fait des achats en ligne ne sont certainement pas les plus démunis.
Je pense, enfin, que l'action de l'état pour lutter contre la fracture
numérique c'est du vent, du pipi de chat.
Aujourd'hui, les politiques ne sont pas en mesure de réaliser que
certaines mesures ne sont pas adaptées ou efficaces et qu'il convient
d'en prendre mais surtout d'en imaginer d'autres. Ils préferent persuader
les électeurs et se persuader eux-même que 1/ Ils ont fait
quelque chose 2/ Ce qu'ils ont fait a bien marché.
A ceux qui ont envie d'entendre la vérité concernant l'informatique
en France, je leur annonce ceci : Davantage de foyers s'équipent
et font des achats en ligne mais cela ne peut se traduire par une disparition
de la fracture numérique. Au contraire, elle s'agrave, car plus internet
fait parti de notre vie, plus les personnes qui n'y ont pas accès
sont exclus.
04/02/2004
Franchement dégouté par l'affaire Juppé. Cet homme
d'honneur et de parole a été tant couvert d'éloges
durant le week-end (essentiellement ses partisans et ceux dont son retrait
de la vie politique contrecarrerait les plans) qu'il décide finalement
de rénier sa parole en ne se retirant pas, jusqu'au verdict de son
jugement en appel.
Que risque-t-il de se passer alors ? Soit sa condamnation est confirmée,
dans ce cas nous assisterons au même mélo politico-dramatique,
soit Juppé est relaxé... et alors toute la France recevra
ce message fort : les hommes politiques sont au dessus des lois. Quel bel
exemple au moment où la police et les juges se montrent le plus sévère
à l'encontre des jeunes délinquants... Tous ces hommes politiques
ont-ils encore le sens des responsabilités ? Je pose cette question
à propos de Juppé, au moment des faits qui lui sont reprochés
mais également aujourd'hui, au moment de prendre, comme disent les
journalites, la décision la plus importante de sa carrière.
Pèse-t-il les conséquences de ses actes dans des tels moments
? Il me semble que non.
Nous voyons, avec la condamnation du maire de Bordeaux, à quel point
les hommes politiques sont en mesure de perdre les pédales pour ne
plus penser à l'intérêt général, en l'occurence
celui du pays et de la République, mais uniquement à leurs
propres intérêts, leurs propres affaires politiques (car ce
qui est bon pour eux est naturellement bon pour la France) en cas de force
majeure.... J'en veux pour exemple les propos irresponsables du premier
ministre et du président de la république concernant une décision
de justice.
Certaines personnes (le président du tribunal entre autre) ont évoqué
"le verdict des électeurs", sous-entendant, de cette manière,
que le condamné ne devrait pas subir de peine d'inégibilité...
Ils ont, ma foi, la mémoire très courte car, moi, il me semble
l'avoir déjà entendu le verdict des électeurs... Il
est tombé le 21 avril 2002.
En effet, le dégoût des français de la politique ne
s'exprime pas seulement par une élection à Bordeaux. Si plus
de la moitié ne vote pas ou vote pour des partis extrèmistes,
c'est bien parce que des affaires telles que celle de Juppé leur
montre à quel point la classe politique est corrompue. C'est pourquoi
M. Juppé, s'il était réellement un homme responsable,
plutôt qu'écouter ces amis politique aurait dû penser
à tout ça. Peut-être l'a-t-il fait... En tout cas j'ai
du mal à croire qu'un homme de son intelligence n'ait pu voir le
danger que j'évoque. Je me rappelle encore le 21 avril. Ils disaient
tous, nous avons compris le message des français... il semble en
fait que pas du tout.
Après ce que l'on vient de voir, et ce que l'on verra en cas de relaxe
de Juppé en appel, je comprends que les électeurs de droite
comme de gauche n'aient plus envie de voter. On leur brandira encore la
menace du front national : Allez voter sinon Le Pen va passer... Et bien
qu'il passe diront-ils, on en a marre d'être pris pour des cons !
Voilà à quel genre de verdict des électeurs nous nous
exposons et cela ne concerne pas seulement Alain Juppé mais toute
la classe politique... Droite ou gauche, je leur en veux de ne pas prendre
cela en considération. Ce ne sera certainement pas la faute des français
si la République venait à disparaître.