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Dans le Web Dans le site Regard

29/01/2004

Je ne sais pas ce que vous penserez de cet exemple de délocalisation du travail mais c'est à vous, à moi, à chacun d'entre nous, en tant que consommateur, de l'accepter ou de ne pas l'accepter.
Personnellement, je ne l'accepte pas et je compte le faire savoir aux compagnies intéressées. Et si elles s'en foutent, je me passerai de leur service. Peut-être qu'elles s'en foutront davantage, mais j'aurais, quant à moi, au moins refusé quelque chose.
C'est exactement cela que nous n'arrivons plus à faire, dire NON. Les problèmes ne se règlent pas seulement en glissant un bulletin de vote dans une urne, mais aussi dans la vie de tous les jours, en refusant d'être les complices des actes qui nous scandalisent.
De même, tous ceux qui ne cessent de dire qu'il n'y a que des conneries à la télévision n'ont qu'à la foutre à la poubelle, car on peut vivre sans télévision !
Je ne vous parle pas de politique ou de révolution, mais simplement d'utiliser votre liberté, si vous êtes encore libres.

28/01/2004

Petit extrait d'une interview de Jean Rochefort, parue dans Télérama.

T : Vous regrettez certains moments de votre carrière, certains films ?

J.R : Oh, Beaucoup ! Je me suis beaucoup égaré, j'ai joué dans des choses déplorables, pour le confort. Vous savez, on perd sa liberté avec le premier frigo. Mon cher Alain Cavalier, qui dort sur un matelas et met son camembert sur la bord de sa fenêtre, lui, n'est pas plus malheureux que nous ! Et il nous emmerde tous, Cavalier, parce que lui, il fait ce qu'il veut. Alors, je me dis qu'on devrait tous avoir un camambert sur le bord de la fenêtre... Et depuis un certain nombre d'années, j'ai changé, j'ai remonté le niveau de mes exigences. J'aime mieux mourrir en vieillard déraisonnable que dans la fonction sans panache.

26/01/2004

Coluche. Comme de nombreuses personnalités du show-biz, ce comique a utilisé sa notoriété et, sans doute, son argent pour créer une entreprise. Seulement, alors que la plupart des "stars" investissent dans des restaurants ou des boîtes de nuits "branchés", Coluche a créer une entreprise qui s'appelle les Restos du coeur. Ce qu'il a fait n'a rien de surhumain. A partir du moment où l'on a l'argent et les relations, ce n'est qu'une question de choix.
Mais pourquoi est-il toujours plus difficile de choisir d'aider son prochain que de s'enrichir davantage ? La véritable générosité n'est pas à la portée du premier venu et, dans notre société, il est plus valorisant de dire : "je prends" plutôt que "je donne".

23/01/2004

Cette semaine dans Télérama, une critique du livre du journaliste Stephen Smith "spécialiste de l'Afrique qui l'arpente depuis vingt ans", intitulé Pourquoi l'Afrique meurt (Ed Calman-Lévy 252 p., 17 euros). L'article de télérama s'appelle "Le continent est-il responsable de son propre malheur ?" Ces deux titres suffisent à cerner le problème. D'un côté un journaliste compétent qui parcourt le continent depuis 20 ans : il nous annonce que les africains sont responsables de leur propre malheur, et, de l'autre, un journal culturel bien pensant, plein de pub pour des belles voitures, qui nous annonce, "partant d'une saine et revigorante critique des discours plaqués depuis des années sur l'Afrique, la plume pamphlétaire de Stephen Smith dérape".
Depuis des années je lis avec intérêt les articles de Stephen Smith, d'abord dans les pages de Libération puis dans celles du Monde. Je suis d'origine africaine, j'y suis né mais j'y ai vécu beaucoup moins longtemps que lui. J'ai mes idées sur l'Afrique qui me viennent d'une fréquentation et d'une connaissance de mes "frères". Je n'ai pas lu le livre de Stephen Smith car il parle de choses qui me sont déjà connues.
Ce livre est salutaire pour l'Afrique et pour les africains. Et, si le journaliste du Monde y met en évidence quelques raisons de la faillite de ce continent, le journaliste de Télérama nous en montre une autre : celle qui consiste à considérer les africains comme des grands enfants souriants et gentils, toujours victimes de la méchanceté des blancs. Bizarrement, il est plus courageux aujourd'hui de dire des africains qu'ils sont responsables de leur malheurs que de dire qu'ils sont les victimes des occidentaux. Les africains se plaisent dans cette position d'éternels enfants, d'éternelles victimes et d'éternels assistés. J'espère qu'en lisant le livre de Stephen Smith, certains comprendront la nécessité de changer d'attitude.

22/01/2004

Nicolas Sarkozy. Si, au lieu d'utiliser sa fabuleuse énergie pour son ambition personnelle, il la mettait au service des individus, il ferait de la politique autrement, il gagnerait en sagesse et il serait, certainement, un homme fréquentable.

20/01/2004

Je ne suis peut-être pas apte à bien comprendre le monde dans lequel je vis. Par exemple, je vois que ce gouvernement a une haute idée du service public. Il considère que, pour mener à bien sa mission auprès des usagers, il doit restreindre son droit de grêve. J'ai également une haute idée du service public mais je considère que, pour mener à bien sa mission, il devrait être ne mesure d'offrir gratuitement ses services aux familles les plus démunis. J'apprends qu'en hiver certaines familles vivent sans électricité parce qu'elles n'ont pu payer une facture et cela me scandalise. Tout le monde trouve normal que celui qui ne paie pas ne puisse bénéficier de certains services mais cela ne correspond pas du tout à l'idée que je me fais du service public.
Je pense que l'éducation et la santé (c'est déjà partiellement le cas) mais aussi le transport, l'electricité, le gaz et même, dans une certaine mesure, le téléphone devraient être gratuit, car, dans notre monde moderne, ces choses ne sont plus du luxe mais tout simplement nécessaire pour vivre.
Je crois que pour lutter contre la fracture social il faudrait envisager ce genre de solution. Je suis convaincu que bien des problèmes de société disparaîtraient si la mission du service public était d'assurer à tous l'accés aux choses nécessaires pour vivre dignement. Priver des familles d'électricité c'est déjà les obliger à une sorte de violence vis à vis de la société.
Maintenant, vous allez me demander comment financer tout ça ? Et je vous répondrais que quand on a fait HEC ou l'ENA on devrait bien savoir... sinon à quoi ça sert ? Si gouverner consiste à augmenter le prix du tabac ou poser des radars sur les routes pour le bien de tous, ou faire travailler les gens un jour férié, ou restreindre le droit de grêve pour plaire aux usagers, n'importe qui pourrait le faire. Mettre un terme à la fracture sociale, ça, c'est difficile, et personne n'y arrive. Cela parce qu'on nous apprend une seule manière de penser et que nos élites manque dramatiquement d'imagination. Si, au lieu de travailler à restreindre le droit de grêve, le gouvernement s'occupait de trouver une solution pour que les services publics soient gratuit pour les plus démunis, il ne renirait pourtant pas certains engagements du candidat Chirac.

18/01/2004

Le parti des musulmans de france ne compte qu'une centaine de membres ; il est complètement marginal dans la vie politique du pays. Il y a 6 mois, aucun journaliste n'aurait pris la peine d'écrire une ligne sur lui, encore moins de s'étendre sur la personnalité de son leader. Hier, il faisait cependant la une du Monde. Ce journal lui consacre une page entière. Voici les questions que je me pose :
- Quel intérêt de s'étendre sur cet homme et son antisémitisme notoire ? Certes, il a été suffisament opportuniste pour appeler les musulmans à manifester contre la loi sur le voile, mais cette manifestation n'a-t-elle, justement, pas été récupérée par des hommes et des femmes soucieux de défendre leur liberté ?
- Quel rapport entre l'antisémitisme de cet homme et le refus de la loi contre le voile islamique ? De là à dire que tous ceux qui défendent le droit des femmes à porter un voile sur leur tête sont des antisémites il n'y a, malheureusement, qu'un pas. Beaucoup s'empressent de le franchir
- A qui profite la loi contre le voile ? Aux femmes musulmanes, vraiment ? Sans cette loi, M. Mohamed Latrèche serait encore au fond de son épicerie, à tenir ses réunions minables avec sa vingtaine de petits camarades barbus.
Vous pouvez lire le Monde du week-end mais certainement pas pour ce parti auquel le journal fait un douteux honneur. Il me semble beaucoup plus intelligent de lire, dans les pages point de vue, un article de Bruno Latour (professeur de sociologie) qui explique d'une manière remarquable tout ce que j'essaie de dire depuis un mois, avec, sans doute, quelques maladresses, sur ce sujet.
Je continue néanmoins d'exprimer mes idées contre cette loi dont la France peut avoir honte ...
Si le port du voile était obligatoire en France, il faudrait le combattre et je serais sans doute le premier à le faire. Mais le fait est qu'ici les femmes sont libres de le porter ou pas. Là est la grandeur de la République Française.

17/01/2004

Aujourd'hui je compte aller manifester. Non pas pour que les femmes musulmanes portent le voile mais contre une loi qui leur interdirait de le porter.
Au délà de ce problème ridicule j'aurai tout simplement le sentiment de manisfester contre le racisme. J'aurai également le sentiment de manifester en faveur de la liberté d'opinion.
J'ai pris cette décision parce que je crois qu'il y aura dans les rues davantage de gens qui manifesteront pour les mêmes raisons que moi que d'intégristes musulmans.
Les intégristes existent partout. Il y en a chez les anti-mondialiste, il y en a dans les syndicats, il y en a chez les intermittents, il y en a dans toutes les réligions, dans tous les partis politiques etc. Il y avait des intégristes dans les manifestations contre la guerre, il y a des intégristes qui défilent le 1er mai. Toutes les manifestations ont leur lot d'intégristes.
Seulement, aujourd'hui, la france entière aura les yeux fixés sur cette manifestation et sur la poignée d'integristes qui y participeront et personne ne voudra entendre ceux qui parle de liberté et, j'ose le dire, de racisme.
Je ne sais pas ce qui est bon pour les femmes musulmanes. Je pense qu'elles-même sont le mieux placées pour savoir ce qui est bon pour elles. Mais je sais que tout être humain tend vers la liberté. Je souhaite que ces femmes se libèrent de leur voile, mais je sais que ce n'est certainement pas une loi qui le leur permettra.

15/01/2004

Il y a décidément certaines choses qui m'étonnent dans la manière de traiter le travail en France. Aujourd'hui, par exemple, la presse nous parle d'un futur "contrat de mission", c'est-à-dire un nouveau type de contrat à durée déterminée qui conduirait certains travailleurs à la précarité et, d'autre part, un rapport dénonce l'utilisation abusive d'intermittents du spectacle dans l'audiovisuel public.
Il y a différentes manières d'interpréter ces nouvelles. On peut se scandaliser de la précarité futur du travail et se battre pour la généralisation des contrats à durée indéterminée, tant pour les intermittents que pour les cadres, mais on peut également se dire que ces informations nous montre bien une évolution du travail.
Le temps où l'on entrait dans une entreprise à 20 ans pour en sortir 40 ans plus tard est derrière nous. Le monde change. On devrait savoir maintenant qu'il y a de moins en moins de travail, qu'il n'y en a, en tout cas, pas assez pour occuper tous les français pendant 40 ou 45 ans. Néanmoins, tout en admettant que les entreprises ont de moins en moins les possibilités de proposer des emplois stables à leurs salariés en raison de la flexibilité nécessaire du travail, le gouvernement ne trouve pas mieux pour sauver les retraites que de demander aux français de travailler plus longtemps. D'un côté on dit aux travailleurs vous allez travailler pendant 45 ans, de l'autre, on leur dit votre contrat de travail se termine au bout de 5 ans. Cela n'a aucun sens. De même dans sa politique pour l'emploi, Chirac veut à la fois rendre plus difficile les licenciements et inciter les entreprises à embaucher... ceci dit, si les entreprises embauchent en CDD, le problème des licenciements ne se posera plus. Enfin, qui peut faire entrer dans la tête de Raffarin que les entreprises n'embauchent pas lorsque le travail est moins cher mais lorsqu'elles ont besoin de personnel ?
A mon avis, le défit des prochaines années ne devrait donc pas être de donner du travail à tout le monde pendant toute sa vie mais, au contraire, faire travailler moins le plus grand nombre de personne tout en leur assurant des revenus corrects. C'est tout à fait possible. Ce n'est qu'une question de volonté politique. Les intermittents du spectacles ne se plaignent pas de leur regime que je sache... ils se plaignent, au contraire, que celui-ci change. Je pense que, dans l'avenir, tous les travailleurs seront des intermittents. L'unique question à se poser devrait être : où trouver l'argent pour les payer lorsqu'ils ne travailleront pas ? Quand on sait qu'une seule journée travaillée suffit à un effort de solidarité national au profit des personnes dépendantes, on se dit qu'on peut sans doute trouver l'argent quelque part. Ce n'est qu'une question de volonté politique.

14/01/2004

Il y a plus d'un an, j'ai inscrit ce site dans une communauté de diariste sur le net pour le faire connaître à des lecteurs. Aujourd'hui je reçois deux mails des administrateurs de ce site.

Chers membres,

la CEV est encore menacée.
Pendant ces derniers mois vous avez vu la CEV dirigée par l'Egorum, Dino, Rhino et Algo. Ce temps est déjà révolu. L'Egorum et Dino ont décidé de lever leur anonymat pour pouvoir faire part à certains membres de leur opinion concernant leur attitude immonde et cretaines de leurs paroles fort peu reluisantes. Nous : Elle.NH et Ann Enomy sommes l'Egorum et Dino; les deux autres membres souhaitent encore rester anonymes.

Pour l'avenir, nous ne savons absolument pas ce que nous allons faire de la CEV. D'ici les prochains jours nous allons contacter les fondateurs pour les aviser de notre doute quand à la nécessité de faire durer cette communauté, en l'état. De notre côté, devant le profond écoeurement qu'ont fait naitre en nous certains membres, il nous est fort difficile de faire encore quoi que ce soit pour ce portail.

Bref, nous lâchons la CEV à ses chiens et chiennes de garde !

Pour l'Egorum : nous sommes tout de même heureuses d'avoir tenu le pari de réaliser un lieu où l'on pouvait parler de diarisme, où l'on pouvait s'entendre malgré les différents points de vue et ceci sans l'intervention de modérateurs. Alors même si certains confondent "liberté" et "laxisme" ou "pas de modération" et "tout autorisé", nous conserverons un beau souvenir de cette expérience là. Comme pour la CEV, nous allons réflechir en commun à la direction que prendra ce projet.

Même dans cette période houleuse, nous sommes à votre écoute et recevrons avec plaisir vos commentaires, prise de position ou propositions de reprise pour la CEV.
Notez que toute décision pour l'avenir de la communauté sera prise par les fondateurs (Strophe et Netroll) et eux seuls.

Amicalement
Elle.NH, Ann Enomy, Algo et Rhino.
Admins en transit.

Puis celui-ci...

Bonjour titifivez,

Ce message est pour vous aviser que votre site a été retiré de la CEV.

Merci de l'attention que vous avez portée à la CEV.
Communauté des Écrits Virtuels
Courriel: admin@lacev.com
URL: http://www.lacev.com

12/01/2004

Je me demande comment Chirac, de Villepin ou encore Sarkozy s'y prennent pour expliquer aux croyants musulmans qu'en France on interdit aux femmes de porter le voile mais qu'on les autorisent à porter des mini-jupes. C'est comme si j'allais à Rome pour expliquer au Pape qu'on interdit le mariage mais qu'on autorise l'utilisation du préservatif. C'est ce que j'appelle des atteintes à la liberté inversées. D'habitude ce sont les Autres qui interdisent, certainement pas ceux qui, au nom de la liberté, se sont battus pour la mini-jupe, le préservatif et la pillule.
Hier, on reprochait aux croyants leur intolérance aujourd'hui on devient intolérant. Que y'a-t-il derrière cette attitude ? La volonté d'imposer ses idées ou celle de détruire son prochain.

11/01/2004

Nous venons d'entrer dans une nouvelle année et nous changeons d'époque. Ce type de changement se fait dans la difficulté car les individus craignent plus que tout la perte des répères qui caractérisaient leur monde ancien. Face aux problèmes d'un monde nouveau, ils défendent les acquis d'un monde qui disparaît. Ce reflexe crée partout des tensions irréductibles. C'est pourquoi, je pense que 2004 ne sera pas meilleure que 2001 avec le 11 septembre, 2002 avec le 21 avril, ou 2003 avec la guerre en Irak et la loi contre le voile islamique en France. Ces événements peuvent paraître sans rapport les uns aux autres, mais, pour ma part, j'ai cru en voir un. Et rien ne me permet de dire qu'en 2004 la situation sera meilleure, bien au contraire, tout me porte à croire que nous sommes sur une très mauvaise pente.

09/01/2004

On nous annonce ce matin la nomination d'un préfet musulman en France. Et alors ? Ai-je envie de dire, pourquoi en faire tout un foin ? Tant mieux pour lui si cet homme a été nommé en raison de ses compétences, et puis tant mieux également s'il a été nommé à la faveur d'une discrimination politique ou d'une course électorale entre Chirac et Sarkozy. Mais est-ce réellement le signe d'une évolution des mentalités françaises ? Je ne le crois pas. Pas plus que je ne crois à une quelconque forme de discrimination, qu'elle soit positive ou négative. Je crois en revanche que ce gouvernement est l'un des plus mauvais de la Ve République parce qu'il allume lui-même des incendies qu'il se félicite d'éteindre ensuite. Mais les éteint-il vraiment ? Je ne le pense pas. Ils auront beau nommer tous les préfets et autres grands fonctionnaires de toutes les origines qu'ils voudront, les problèmes qui se posent aux Français issuent de l'immigration demeureront toujours. La grande erreur est d'avoir mis l'accent sur leurs différences avec les "français de souche" et d'avoir dit, parmi ces différences, celles-ci sont acceptables et celles-ci ne le sont pas.
Je ne crois pas qu'un intégriste religieux puisse avoir une quelconque influence sur un français d'origine arabe qui n'éprouve aucun sentiment de rejet de la part de la société française que ce soit pour trouver du travail ou un appartement. Qu'un arabe soit préfet, très bien, qu'une loi interdise le voile, très bien, mais les vrais problèmes ont-ils été seulement abordés ?
L'éducation, le logement, le travail... ces problèmes n'ont même pas besoin de faire l'objet de mesure spécifique en fonction des communautés. Qu'on les règle pour tous les Français sans aucune discrimination et les dangers du soi-disant communautarisme ne se poseront plus. Je reproche à ce gouvernement de ne travailler que dans le "spectaculaire" et d'abandonner la vraie politique qui, malheureusement, se réalise sur du long terme et loin des médias. Il est certain que nous vivons à une époque où tout doit aller très vite et où il est plus important pour un homme politique d'être bon devant les caméras de télévision que sur le terrain ou dans un bureau. Mais les problèmes sont là et si on ne leur applique pas des véritables solutions, ils s'aggravent.

08/12/2004

Lorsque des manisfestations sont prévues en France contre un projet de loi qui interdit aux jeunes filles musulmanes de porter un voile à l'école, tous les journalistes s'accordent à dire qu'elles sont organisées par des extrêmistes réligieux et que les femmes qui s'opposent à ce projet de loi ne font qu'obéir aux ordres des "mollahs".
De là à dire que tous ceux qui s'opposent à une loi contre le voile islamique sont des extrêmistes intolérants, il n'y a qu'un pas à franchir et nul ne s'en prive. Nous basculons ainsi dans une autre forme d'intolérance, celle du politiquement correct et de la majorité bien pensante par rapport à une minorité.

Irais-je dans la rue pour dire le mal que je pense de cette loi ? Non, bien sûr que non. Certes je suis absolument libre de le faire mais je cours le risque d'être assimilé aux intégristes réligieux et de perdre ainsi toute crédibilité par rapport à mon discours. Voilà comment la République, en voulant défendre ses valeurs, ne fait que rendre universelles celles de ses adversaires.

On a demandé aux féministes ce qu'elles pensent de la loi contre le port du voile à l'école, comme s'il y avait une possibilité qu'elles y soient défavorables.
On n'a jamais posé cette question aux musulmanes pratiquantes. Il aurait pourtant été intéressant de comprendre pourquoi elles y sont attachées.
Une journaliste de Télérama a, en revanche, posé la question à la nouvelle prix nobel de la paix, l'avocate iranienne Shirin Ebadi. La journaliste s'attendait évidemment à ce qu'elle soit favorable à une interdiction du port du voile, mais l'iranienne répond, Je suis absolument contre, car elle va encourager les fondamentalistes. On peut alors imaginer l'étonnement de cette journaliste française qui contre-attaque, Un romancier algérien, Mohamed Kacimi, a écrit :"Derrière chaque voile, il y a trois mille ans de haine envers la femme qui nous regarde". Shirin Ebadi lui répond : Je n'irai pas aussi loin, car il y a des femmes qui choisissent le voile par conviction religieuse. Il faut leur laisser ce libre choix. La journaliste n'en reste pas là, Oui mais une partie des filles qui portent le voile le font pour éviter de se faire insulter ou pire. A leur place que feriez-vous ?...
Je n'irai pas plus loin dans mon exemple, mais voilà en tout cas une journaliste qui ne cache pas son opinion.
Je suis frappé de voir combien de gens, plutôt que d'admettre qu'ils aient pu se tromper, préfèrent s'enfoncer dans une sorte d'obscurantisme. Mais l'obscurantisme n'est-ce pas cela qu'est censé combattre la loi contre le voile islamique ?

07/12/2004

Il y a les souffrances de la vie, les souffrances qu'on nous inflige, les souffrances que nous nous infligeons et les souffrances que nous infligeons aux autres. Le reste du temps, nous pouvons vivre heureux.

06/12/2004

Jacques Chirac est un très bon candidat pour gagner des élections mais il n'est manifestement pas un bon président de la république, en ce sens qu'il n'arrive pas a ôter son costume de candidat pour revêtir celui d'un président. Chirac est sans arrêt en campagne électoral, sans arrêt il cherche à séduire les français et gagner des voix. Et cela explique ses graves erreurs, tant sur le plan national que sur le plan international. Son parcours politique nous montre d'ailleurs qu'il s'est toujours préparé à être un bon candidat à l'élection présidentielle, malheureusement pas a être un bon président.
Un président de la république, s'il veut donner toute sa mesure à sa fonction, est censé prendre des décisions et donner son arbitrage au delà des clivages politiques et des considérations électorales. Cela n'est jamais le cas de Chirac. C'est pourquoi, sur la question de l'opposition à la guerre en Irak, mais aussi sur la décision concernant une loi contre le voile à l'école, je crois que le président a choisi de faire ce qui était bon, à court termes, pour son parti au lieu de ce qui est bon pour la France.
Avoir pour président un candidat à l'election présidentielle est le talon d'achille de toutes les démocraties modernes. Seul un homme hors du commun pourrait arriver à dissocier ces deux activités. Pour se donner les meilleures chances d'avoir des bons présidents, je pense qu'il faudrait envisager des mandats assez long (8 ans ou 10 ans) non renouvelable.
J'écris cela alors qu'il y a quelques années j'étais un fervent partisan du quinquennat mais Chirac m'a convaincu du contraire.

05/01/2004

Le prix des clopes a encore augmenté,
Je l'annonce à la jeune fille,
Avec laquelle je vis
Pour payer mon loyer
Le prix des clopes a encore augmenté,
Je m'en soucie toujours,
Mais j'ai arrêter de fumer
Il y a presque 100 jours
Ne pouvant plus m'en payer.

04/12/2004

La seule chose que je puisse lui reprocher : me donner trop d'amour

03/01/2004

Le problème du voile à l'école touche énormement de monde et crée un débat national dont les différents acteurs ne parlent pas tous véritablement de la même chose.
- Les racistes : ils ne supportent pas de voir d'autres personnes se comporter différemment qu'eux. Leur idée : ils sont chez nous, ils doivent respecter nos lois. Ceux-là je les emmerde.
- Les féministes : elles ne supportent pas de voir des femmes porter un symbol de leur soumission aux hommes. Leur idée : il faut libérer toutes ces femmes même contre leur gré
- Les modérés : ils tiennent à la laïcité et craignent le communautarisme. Leur idée : l'école doit se protéger des extrêmistes réligieux.
- Les leaders réligieux (non-extrémistes): ils cherchent un compromis entre le respect de la loi de la république et la pratique réligieuse. Leur idée : se fâcher ni avec le pouvoir politique ni avec leurs fidèles.
- Les musulmanes croyantes et pratiquantes : fières de leur culture et de leur réligion, elles souhaitent vivre selon les règles ancestrales. Leur idée : la revendication de leur identité.
- Les enseignants : ils veulent exercer leur métiers dans des bonnes conditions. Leur idée simple : que doit-on faire ?
- L'Etat : il cherche à rassurer les français et à leur démontrer qu'il s'occupe des questions importantes. Son idée : si on ne fait rien, ils ne voteront plus pour nous.

Toutes ces personnes ont des bonnes raisons de penser ce qu'elles pensent mais aucune chance d'être d'accord, puisqu'elles ne parlent pas de la même chose. Chaque groupe ne voit que son intérêt, celui qui est dans sa tête, et juste devant ses yeux.
Mon opinion : La loi contre le voile islamique (ce terme, déjà, me semble très choquant) est une très mauvaise chose. Les féministes défendent très mal une juste cause, les "modérés" ne se rendent pas comptent que certains remèdes sont pire que le mal. Parmi tous les arguments qu'on pourrait évoquer, le plus important me semble la liberté de culte. Je place, en effet, la liberté au dessus de la laïcité, ce qui est tout à fait conforme à la doctrine de la France. Je lis Liberté, Egalité, Fraternité mais pas laïcité.

D'autres articles sur la loi contre le voile

02/01/2004

Je n'ai malheureusement pas fini de parler de la mauvaise politique de Chirac. Cet homme est en train d'inventer la gouvernance des sondages. C'est une politique qui consiste à bien sentir les tendances de l'opinion publique (grâce à des études d'opinion) et dire ensuite au peuple ce qu'il souhaite entendre. Lorsque la préoccupation des français était l'insécurité, il a sorti son plan contre l'insécurité. Aujourd'hui les chiffres nous disent qu'elle a baissée. J'entends par exemple à la radio que, le 31 décembre, 360 voitures ont été incendiées alors que l'année dernière il y en avait 400. Conclusion l'insécurité a effectivement baissée. Mais le chômage a beaucoup augmenté. Il est devenu l'une des préoccupations des français. Chirac nous sort "une grande loi de mobilisation sur l'emploi". Lionel Jospin était arrivé à Matignon avec un plan contre le chômage. C'était en 1997. Il s'agissait des 35 heures et des emplois jeunes. Ces mesures ont été balayées par le gouvernement Raffarin. Le chômage a augmenté et les chiffres nous disent que l'insécurité à baissé.

01/01/2004

Jacques Chirac évidemment n'en est plus à une contradiction près et, si l'on devait suivre sa méthode, on en viendrait à croire que gouverner c'est d'abord savoir que l'on s'adresse à des imbéciles ( j'ai la faiblesse de croire que c'est aussi ce triste constat qui a poussé Lionel Jospin à s'éloigner de la vie politique)
Un article intéressant du Monde nous rappelle les propos tenu par notre président en voyage en Algérie et, franchement, je me suis posé la question de savoir ce qui fait que notre président est plus intelligent à l'étranger qu'en France ? Le climat lui serait-il plus favorable aux abords de l'hémisphère sud ? Je n'en sais rien. Toujours est-il qu'en voyage, Jacques Chirac se comporte comme un véritable humanisme et défend les valeurs humanistes de notre beau pays. Voici, selon la journaliste du Monde, ce qu'il déclarait aux jeunes d'Algérie il y quelques mois. Ce sont des belles phrases :

... il avait parlé de "mémoire" et d'"avenir commun". " Nous récusons, avait-il dit, les tenants d'un choc des civilisations qui voudraient qu'aux guerres entre nations (...) succèdent maintenant les oppositions irréductibles entre cultures et entre religions. Tout particulièrement entre l'islam et le christianisme, entre l'Occident et le reste du monde." Ce n'est "ni la culture ni la tradition de la France", avait-il ajouté.

J'aime beaucoup le "ce n'est ni la culture ni la tradition française". Et je déplore que, de retour en France, quelques mois plus tard, sous le prétexte de défendre la laïcité (valeur française dont on peine à donner une définition correcte et moderne. ) Chirac décide d'une loi qui stigmatise la réligion musulmane et bafoue, de ce fait, les grands principes qu'il se plaît à rappeler lors de ses déplacements à l'étranger, car ils ont fait la grandeur de la France. Les français s'en félicitent mais l'étranger, en particulier le monde arabe, n'est pas dupe.
Je déplore la perte progressive de ces valeurs et un président en mesure de les défendre à l'étranger mais pas en France. Son calcul vise évidemment à gagner des élections. Des hommes tels que lui ou Nicolas Sarkozy (ils ne sont pas les seuls evidemment) se soucient peu du prix à payer pour cela. Ce en quoi toute une partie de la population les trouvent admirables. En réalité, ils sont dangeureux à cause de leur ambition, leur manque de scrupule et leur manière de savoir qu'ils n'ont affaire qu'à des imbéciles qui votent pour eux.

Chacun peut mettre aujourd'hui ce qui l'arrange dans le mot "laïcité". D'un point de vue historique, il signifie la séparation de l'église et de l'état, et je ne vois absolument pas en quoi le port du voile mettrait en danger cette séparation acquise depuis des décennies. En revanche, je vois très bien les risques qu'il y a, au déla de la perte de crédibilité, à prôner au monde entier des valeurs qu'on ne respecte pas chez soi, surtout à notre époque. Le plus drôle c'est que Nicolas Sarkozy, dont je souligne l'intelligence, se rend lui, en Egypte, pour faire avaler la pillule aux arabes et prévenir, d'une certaine manières, les conséquences des contradictions présidentielles. Il marque des points, c'est certain, mais cette démarche confirme mes propos et le fait que lui et Chirac jouent à un jeu dangeureux qui consiste à prendre les gens pour des imbéciles. Si vous ne remarquez rien il est inutile de vous poser des questions... vous vous rendrez peut-être compte plus tard.