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30/03/2005
Il me semble que plus l'on se permet "d'écarts" avec le langage, plus on réduit notre champ de réflexion et plus on perd en intelligence. J'entends qu'un journaliste annonce sur les ondes d'une grande station de radio (Europe 1, pour ne pas la citer) "Faut-il voter une loi contre l'obésité ... ?". J'hallucine.
29/03/2005
Prévoyant la fin prochaine du pontificat de Jean-Paul II (les journalistes sont toujours bien informés) le journal Le Parisien nous dévoilait hier ses favoris pour la succession du pape polonais. A propos d'un cardinal (ou evêque) noir, je lis ceci "si un pape noir devait être élu, ce serait lui." Autrement dit, dans ce cas précis, avant de choisir l'homme, on choisirait la couleur de sa peau. J'aurai préféré lire :"s'il était élu, il deviendrait le premier pape noir".
22/03/2005
Jacques Chirac a déclaré que ce serait "une connerie" de voter non au référendum sur la constitution européenne mais, puisqu'il me demande mon avis, je vais lui dire non.
Je ne sais pas si son machiavelisme politique peut aller jusqu'à là, mais j'ai le sentiment qu'avec ce référendum il a surtout trouver le moyen de diviser ses advesaires politique, comme on peut le voir au Parti Socialiste, que de faire avancer la construction européenne. En tant que français, je n'ai pas le sentiment d'être consulté sur les questions essentielles, et j'aurai tort de penser que je puisse l'être. Tant qu'on se chamaille pour un oui, pour un non, les décisions du gouvernement Raffarin font leur petit bonhomme de chemin.
11/03/2005
Ah la politique... Il suffit parfois d'un mot malheureux, dans un contexte particulier, pour plomber une ambiance qui n'engageait en rien à un débat politique. Hier soir, par exemple, dînant au restaurant avec une amie cadre qui connaît bien les réalités de l'entreprise, j'ai laissé échapper, au cours de notre conversation, une allusion aux manifestations de la journée... Il n'en fallu pas davantage pour l'entendre m'expliquer à quel point elle était choquée. Les revendications des manifestants sont irréalistes et utopiques... Les réalités économiques du monde d'aujourd'hui ne permettent pas la conservation des "acquis sociaux". Il faut bien s'en rendre compte... Soit. Je veux bien admettre le bien fondée d'un tel discours. Mais je sais aussi très bien ce que sont ces acquis sociaux. Il y a 100 ans, aucune de ces "utopies" n'existaient encore. Les français travaillaient 12 heures par jour et n'avaient aucune couverture social. L'assurance chômage n'existait pas. Les congés payés non plus. Mais parce que nous progressons, parce que la technologie ne cesse d'évoluer et nous ne cessons de créer davantage de richesse, ces utopies ont pu se réaliser. Et n'est-ce pas là, quelque part, le but de notre communauté ? Une vie meilleure pour tous, l'accès à l'éducation pour tous, aux soins, à un logement... à davantage de confort ? N'est-ce pas ce à quoi toute action politique doit tendre ? J'ai le sentiment qu'avec le gouvernement Chirac-Raffarin, nous sommes à une époque où nous assistons à la prouesse suivante : Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on nous explique que l'évolution du monde, les extraordinaires progrès de la technologie, l'union européenne et l'augmentation des richesses ont pour conséquence logique... la perte de nos acquis sociaux. Comment en sommes-nous arriver là ? N'y a-t-il pas eu, quelque part, un gros bug ? En réalité, nous avons mis en place une fantastique machine à créer de la richesse. Et tous les acquis sociaux, obtenu partout dans le monde occidental durant le XXeme siècle, n'ont pas enraillé cette machine, bien au contraire. Si nous en sommes aujourd'hui à préconiser un recul social alors que les profits des plus riches continuent d'augmenter c'est parce qu'il y a une chose que nous n'avons pas su faire et que nous ne sommes pas en mesure de faire : le partage des richesses. Aborder ce sujet avec un militant de l'UMP, vous verrez...