29-08-2003 
J'entends ce matin à la radio (france
info) : "une
légère diminution du nombre de demandeurs d'emplois
pour le mois de juillet". Ensuite : " Le ministère
du travail reconnait que, suite à une relance téléphonique
des chômeurs qui effectuent leur déclaration par téléphone,
l'ANPE a procédé à des nombreuses radiations
(15 000). Ensuite : "le Medef se rejouit de cette baisse du
chômage jugeant que, grâce à ces contrôles,
des nombreux faux-chômeurs ont été démasqués".
Je pense jouir d'une certaine intelligence et je ne crois pas être
le seul, c'est pourquoi il ne me semble pas nécessaire de
débattre de cette question. En revanche, ce qui m'étonne,
me chagrine même, c'est de voir à quel point les responsables
du Medef finissent par être leur propre caricature. Je crois
qu'objectivement, eux-mêmes, s'ils font appel à leur
intelligence, ne peuvent pas croire à ce genre d'anêries.
Seulement ils ont un rôle à tenir dans cette vaste
comédie à laquelle se livrent les "puissants"
de ce monde et, plus que de dire la vérité, ce qui
importe est de réaliser une bonne prestation pour les médias.
A force de dire des conneries ils finissent par y croire sérieusement.
C'est pourquoi M.
Sellière peut parfois paraître la caricature de
sa marionette des guignols.
En tout cas, si la seule mesure que trouve le gouvernement pour
faire baisser le nombre de chômeurs est de procéder
à des radiations, j'ai bien peur que le remède se
révèle, à termes, bien plus grave que le mal.
Les chômeurs n'ont heureusement pas le droit de grêve
ni la possibilité de faire annuler des festivals mais quand
même.
25-08-2003 
L'autobiographie du Mahatma Gandhi a pour titre
"Autobiographie ou mes expériences de vérité"
(PUF), car, pour lui,
celui qui marche vers la vérité, marche vers Dieu.
Dans ce monde, la vérité semble évidente pour
certains. Ils oublient que pour être vérité,
elle doit être universelle.
Les religions monothéistes admettent que Dieu est unique
mais se disputent sur la manière de le servir. Il y a donc
une étape vers la vérité qu'elles se refusent
à franchir.
Gandhi écrit dans son autobiographie :
""
Ce qui fait la grandeur de Gandhi c'est que, plus qu'aucun autre
homme de son siècle, il s'est approché de la Vérité.
Son parcours peut donc servir d'exemple pour tous ceux qui désirent
connaître la Vérité. J'ai parlé d'étapes
vers la vérité et c'est bien ainsi que Gandhi présente
les choses. Il dit que les premières étapes lui ont
été faciles à franchir. Elles consistent à
accepter l'Autre. Nous ne sommes pas tous obligés d'atteindre
le même niveau de spiritualité que Gandhi, car lui,
comme il l'explique, avait déjà des dispositions particulières.
Cependant, j'estime qu'il est nécessaire à l'Homme,
quelles que soient ses dispositions, de franchir au moins les premières
étapes. C'est pourquoi, lorsque j'entends les discours des
extremistes de tous genres, je ne peux pas croire qu'ils soient
dans la Vérité ni même qu'ils aient franchi
les première étapes vers la Vérité.
Malgré tout, certains se réclament de Dieu.
19-08-2003 
Le fait d'avoir autant critiqué la réaction des intermittents
du spectacle pourrait me faire passer pour un partisans d'Alain
Madelin et, pire encore, l'idée qu'un militant du FN, en
lisant mes propos puisse se dire, je suis d'accord avec lui, me
fait froid dans le dos. C'est pourquoi je tiens à être
clair. Je suis résolument un homme de gauche en ce sens que
je crois davantage à la solidarité qu'à l'individualisme.
En apparence, les intermittents paraîssent solidaires. Ils
le sont entre-eux pour sauver leurs intérêts mais le
sont-ils des autres travailleurs ? Comme je l'ai déjà
écris, l'évolution du marché du travail est
en train de faire que l'ouvrier, l'employé, la femme de chambre...
etc sont devenus eux-aussi des intermittents. Malheureusement pas
du spectacle. Cela, croyez-le, fait une énorme différence.
J'aimerais que ces gens-là puissent bénéficier
du régime, même si mal réformé, des intermittents
du spectacle. Mais eux malheureusement ne tiennent pas la Culture
entre leurs mains. Qu'ont-ils pour se faire entendre ? Qui, jusqu'à
présent, s'est inquiété de la prolifération
des agences d'intérim et des millions d'hommes et de femmes
qui ne trouvent du travail que par leur intermédiaire ? Pas
grand monde en réalité. Les artistes sont d'après
moi des gens intelligents, censés voir plus loin que le bout
de leur nez, et, surtout, percevoir les vibration du monde qui les
entoure. Mais, avec ce conflit, j'ai eu le sentiment qu'ils étaient
comme des coq en pâte que l'on a trop bien engraissés
et qui, du coup, ne sont que des caricatures d'eux-même lorsqu'il
s'agit de défendre des grandes idées. Car pour moi,
la grande idée ne concerne pas seulement les intermittents
mais la société dans son ensemble. Le travail à
tendance à disparaître. La précarité
concerne de plus en plus de monde. Le chômage également.
Il faut donc, d'une part, partager le travail (diminution du temps
de travail) et, d'autre part, trouver les moyens d'assurer aux gens
des revenus décents lorsqu'ils ne travaillent pas (ce qui
est déjà le cas pour le intermittents du spectacle,
il me semble). Ce sont, d'après moi, les grandes questions
qu'il faudrait aborder plutôt que celle du moi, mes avantages
et moi. C'est pourquoi, si le régime spécial dont
bénéficient les intermittens disparaît, je ne
vais pas pleurer. Je souhaite que les intermittents soient pris
en charge par un régime général qui accorderait
à tous ces fameuses conditions dont leurs existences dépendent.
De plus, lorsque les travailleurs auront du temps libre et de l'argent,
ils auront besoin de loisirs. Je crois qu'alors les spectacles seront
plus nombreux et, peut-être, de meilleurs qualités
(ça c'est un autre problème) mais il y aura davantage
de boulot pour les intermittents du spectacle, ce qui serait très
bien puisque qu'ils sont et seront toujours plus nombreux.
16-08-2003 
L'histoire de l'ancien PDG d'Alstom qui restitue les indemnités
de départ qu'il avait reçu m'a semblée assez
amusante. Après coup, cet homme s'est rendu compte qu'il
n'était pas tout à fait normal qu'ayant conduit un
groupe au bord de la faillite, il parte avec une sorte de prime.
Néanmoins, dans l'entretien
qu'il accorde au Monde, il affirme :" (...) il faut
aussi avoir à l'esprit que diriger un grand groupe coté
est une responsabilité majeure. Il ne faudrait donc pas tomber
dans un excès inverse, en ignorant cette réalité,
et en ne récompensant pas financièrement et en ne
motivant pas suffisamment ceux qui assument ces charges."
Nous pouvons accepter cette argument. Certes la responsabilité
est une chose à prendre en compte, mais le mérite
également. Si ces PDG font gagner des milliards à
leur entreprise et qu'ils partent avec des millions, je ne vois
aucun inconvénient. Mais que voyons nous en ce moment ? Des
PDG qui font perdre des milliards à leur groupe et qui partent
avec des millions. Pour eux et leurs conseils d'administration,
cela semble tout à fait normal. Dirent qu'ils abusent est
un euphémisme. Dire qu'ils sont gonflés est un euphémisme,
dire qu'ils prennent leurs contemporains pour des cons en est un
autre. Mais les choses ne s'arrêttent pas là. M. Pierre
Bilder restitue 4,5 millions d'euros. Ouais, pas mal. Mais, au même
moment, M.
Jean-Marie Messier réclame 20,5 millions d'Euros. Cela
me semble une somme absolument surréaliste. Certaines personnes
se moquent réellement de leurs contemporains. Leurs contemporains
les admirent et se disent c'est comme lui que j'aimerais être.
15-08-2003 
Jusqu'où irions-nous pour faire triompher nos idées
?
Cette question m'est venue à l'esprit en pensant aux campagnes
de pures propagandes auxquelles se livrent, sans aucun scrupule,
les partisans des nobles causes. Je veux parler de tous ceux qui
disent nos idées sont justes parce que nous défendons
les faibles, les opprimés, les malades du sida et les Irakiens
contre les méchants capitalistes américains, les grands
patrons et autres qui ne se préoccupent que de faire du profit
et rependent le mal partout sur cette planète. Quelles que
soient les causes qu'ils défendent, ils savent qu'elles sont
justes et qu'il n'y a pas d'autres vérités que celles
qu'ils possèdent. Personnellement, je dois avouer que ma
vue et mon esprit ont tendance à s'embrouiller et que, parfois,
je ne distingue plus l'intégriste religieux de l'activiste
du mouvement anti-OGM, ni de l'altermondialiste, ni de l'intermittent
en colère ou encore de la présidente d'Act-up. Tous
ces gens ont LEUR vérité et ne se préoccuperont
jamais de connaître celle des autres. Tous ces gens trouvent
normal et justifié toutes les actions qui permettent de propager
LEUR vérité. Le propre de LEUR vérité
est qu'elle ne peut être confrontée à aucune
autre.
J'ai horreur de la propagande et la plupart des gens sont comme
moi. Lorsque je vais à une séance de cinéma
en plein air et qu'avant que le film ne débute, les mêmes
personnes qui en général ne supportent pas les films
publicitaires, font projeter un petit film expliquant au public
que la cause des intermittents est juste et que la réforme
qui touche leur système chômage va mettre fin à
la culture en France, je m'abstiens d'applaudir comme le reste du
public. Les intermittents se livrent à de la propagande.
Ils soutiendront qu'ils y sont forcés, car il n'y a pas d'autre
moyen pour eux de faire connaîte leurs idées... Ah
bon ? Quel gâchis alors que tous ces festivals annulés
cet été ! Ou encore, ils diront qu'ils ne font que
réclamer un grand débat national. Mais un débat
pour quoi faire ? Pour dire qu'ils ont raison et que les autres
ont tort ? À moins qu'ils ne soient prêts à
entendre les arguments de ceux qui ne pensent pas comme eux. Oui,
mais dans ce cas, il peut très bien s'avérer que les
autres ont raison et qu'ils ont tort. Non, cela est impossible,
sinon ils ne prendraient pas le risque de demander un débat.
J'ai parlé des intermittents et le temps me manque pour parler
des "autres". Que dire de ceux qui comptent (mais on ne
sait de quelle manière, avec quelles moyens) les morts irakiens
tout en se félicitant de la mort des soldats américains
? Bien sûr, les soldats ne sont pas des hommes, encore moins
lorsqu'ils sont Américains et en Irak pour le pétrole.
Que dire des méthodes et de l'attitude de José Bové
? Bien sûr, sa cause est juste, car nous devons faire face
au terrible mal qu'est la mondialisation.
Pour terminer, parce que je suis un homme pour qui les mots et les
prières ont un sens, j'aimerais rappeler quelques rimes d'une
chanson de Georges Brassens :
P.S : Certaines personnes pourront se dire qu'en ne donnant pas
la possibilité aux visiteurs de ce site de réagir
à cette article j'adopte moi-même l'attitude que je
critique. C'est pourquoi, je mettrais en ligne, juste sous ce texte,
toutes les réactions que je recevrais par mail, si elles
expriment un autre point de vue que le mien.
12-08-2003 
Pour faire face aux problèmes d'environnements, que la canicule
ne fait qu'accentuer, Mme Bachelot appelle les français à
maîtriser leur consommation d'électricité. Comparé
aux efforts fournis pour faire baisser le nombre de mort sur les
routes ou les chiffres de la délinquance, je trouve que cette
mesure démontre assez bien la place qu'occupe l'environnement
dans l'échelle de nos préoccupations politiques. Tôt
ou tard, mais ce sera sans doute trop tard, nous conviendrons qu'il
faut réexaminer cette échelle de priorités.
11-08-2003 
Pour étoffer un peu le contenu de la rubrique liens de ce
blog, j'ai cherché en vain quelques blogs francophones intéressants.
La plupart des jeunes auteurs n'ont rien à dire et, lorsqu'un
blog se transforme en petit salon de discussion grâce aux
commentaires que les internautes peuvent laisser, on frise la connerie.
Je retrouve avec horreur les conversations nulles et sans intérêts
que, dans la vie courante, je fuis comme la peste trouvant qu'un
bon livre ou l'écriture m'apporte davantage. Je m'étonne
que les gens, habitués à parler pour ne rien dire,
ne profitent pas de moments lecture ou d'écriture, c'est-à-dire
où ils sont seuls, pour réfléchir un peu plus
et approfondir certaines choses. Mais il est vrai que les gens lisent
de moins en moins et n'écrivent pratiquement jamais. La platitude
et la médiocrité sont des choses que l'on supporte
facilement, on s'y habitue, on s'y vautre, on s'y plait. Moi, je
n'y arrive pas.
10-08-2003 
J'aimerais comprendre pourquoi l'environnement est un sujet qui
ne nous intéresse que lorsque nous
nous approchons d'une éventuelle catastrophe.
J'aimerais comprendre pourquoi en période électorale
le petit voyou qui vole un sac nous fait plus de mal que la centrale
nucléaire, à quelques kilomètres de nos maisons.
07-08-2003 
Je m'interroge parfois sur le sens des priorités des élus
politique et de leurs électeurs. Tous les deux ou trois ans,
particulièrement durant les périodes de grande chaleur,
des
records de pollution sont battus. Personne n'en fait grand cas.
Le port du foulard islamique à l'école est apparemment
un sujet beaucoup plus grave. Cependant, si des records sont régulièrement
battus, c'est bien le signe d'une situation qui ne cesse de s'aggraver.
En parlant de "records", les pouvoirs publics, comme les
journalistes, font preuve d'irésponsabilité car ils
présentent une situation maintenant très fréquente
comme étant à chaque fois exceptionnelle. Si l'on
disait la vérité aux gens et si nous étions
plus responsables et plus intelligents, nous aurions un super ministère
de l'environnement plutôt qu'un super ministère de
l'intérieur et un vrai ministre de l'environnement plutôt
qu'une pouf qui n'ouvre la bouche que pour dire des... bêtises.
01-08-2003 
Je ne connais rien au rock'n'roll, ni au cinéma, ni à
la drogue, ni à l'amour, encore moins aux femmes battues,
mais la mort de cette actrice me bouleverse quand même.
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