les africains, malgré leur manque de moyen, n'accusent quasiment pas de retard sur les occidentaux.
Je comprends que, comme il sollicite l'aide des pays riches, M. Wade cherche a dépeindre une situation catastrophique dans ce domaine, mais, à mon avis, il y a bien d'autres domaines où la situation est scandaleusement pire. Le président sénégalais, avec cet article, ne balaie-t-il pas d'un revers de la main les mérites de son propre continent pour pouvoir dire j'ai obtenu des blancs qu'ils nous offrent des ordinateurs ?
A mon avis, bien avant le fossé numérique qui sépare le Nord du Sud, il conviendrait de combler le fossé économique. On découvrira alors que les africains n'ont absolument rien à envier aux occidentaux. Mais, jusqu'à présent, cela n'a jamais été le cas. M.Wade écrit également : "Mais qu'on réfléchisse, bien sûr, à l'origine du mal". Oui, réflechissons à l'origine des maux.
06-03-2003
Rigueur ou pas rigueur ? Le gouvernement, jusqu'à présent, nous déclare qu'il n'y aura pas de plan de rigueur et qu'il ne renoncera pas aux baisses d'impôts promise par le candidat Chirac.
Rigueur ou pas rigueur ? Toute politique a un coût. Plutôt que financer des mesures contre le chômage, l'état finance la lutte contre l'insécurité et baisse les impôts en pensant (la vieille idée libérale) qu'ainsi les patrons investiront et qu'il y aura une reprise économique.
Rigueur ou pas rigueur ? La reprise économique, malgré la bonne volonté du gouvernement, n'aura pas lieu.
Rigueur ou pas rigueur ? Bientôt Raffarin nous montrera s'il sait faire le grand écart.
05-03-2003
A l'heure où le chômage des jeunes augmente, on annonce que la délinquance baisse à Paris. Comment Nicolas Sarkozy réussit-il ce tour de force ? En tout cas, ce qui est sûr c'est que du côté de Nîmes on compte un chômeur et un délinquant de moins. Hier soir, j'écoutais des auditeurs d'Europe 1 dire que c'est triste mais qu'àprès tout, il l'avait bien cherché, ce jeune qui s'est fait tué par la police. Il n'avait qu'à pas faire de bêtise et travailler comme tout le monde pour s'acheter toutes ses fringues de marque qui lui faisaient tant envie.
Bientôt nous comprendrons que la vraie devise de notre société est : "Malheur à qui ne peut consommer".
04-03-2003
Les relations entre la France et certaines de ces anciennes colonies sont pour le moins ambiguës. Il y a quelques mois, lors d'un match de football entre l'équipe de France et celle d'Algérie, des jeunes français d'origine algérienne avaient sifflé la marseillaise. Il y a deux jours, des dizaine de millier d'algériens ont acclamé Jacques Chirac à Alger.
Il y a quelques mois, Chirac aurait été également acclamé à Abidjian, mais depuis les accords de Marcoussis les choses ont bien changé. Alors que le mérite de la France a été d'éviter une guerre civile et des horreurs dont on a pu voir quelques prémices, les partisans de Gbagbo ont dénoncé son attitude "colonialiste" et fait monter le ressentiment de la population d' Abidjian à son égard.
C'est dans ce climat très tendu entre Paris et Abidjian que Nicolas Sarkozy renvoi chez eux, par vol charter, 30 ivoriens et 23 sénégalais.
Concernant la politique intérieur, chacun appréciera le nouveau discours de l'UMP qui consiste à dire, si les choses vont si mal, c'est à cause de l'héritage de la gauche. Peu importe les raisons, je retiens juste qu'ils reconnaissent, en tenant de tels propos, que la situation de la France s'est dégradée depuis leur arrivée au pouvoir.
Enfin, des militants pacifistes ce sont rendu à Bagdad pour servir de bouclier humain. Certains ont décidé de ne pas rester car, alors qu'ils souhaitent protéger des bâtiments civiles tel que des écoles ou des hôpitaux, les irakiens veulent les mettre sur des sites militaires. Certains restent en Irak malgré tout. Je me demande jusqu'où va la connerie humaine ?
01-03-2003
Le Monde, mon cher Monde, est-il en danger ? C'est la question que je me suis posée suite à la parution du livre, que dis-je du brûlot, qu'on écrit les journalistes Pierre Péan et Philippe Cohen intitulé "La face chachée du Monde".
Ce livre, il fallait s'y attendre, est un coup de tonnerre dans l'histoire du journal. Ayant pris suffisamment de recul par rapport à cette affaire, je livre maintenant à froid mon sentiment.
Grâce à ce livre, M. Colombani, dont j'ose dire que la défense est particulièrement mauvaise (j'y reviendrai), aura certainement compris qu'on ne dirige pas le Monde comme n'importe quelle entreprise et les exigences de sa fonction. Le livre lui aura aussi rappelé son devoir de probité et, si jamais cette homme se croyait exempt de toute investigation, le voilà servi. Tous les journalistes, parce qu'ils font métier de se mêler des affaires des autres, devraient être en accord, dans leurs propres affaires, avec les valeurs qu'ils entendent défendre.
La défense de M. Colombani consiste, à ce jour, à dire que la totalité du livre (600 pages!) n'est qu'abération et que pour y répondre, il faudrait un autre livre de 600 pages. Cela est très maladroit car il y a forcément dans ces 600 pages, écrites par des journalistes dont le professionnalisme en matière d'investigation n'est plus à démontrer, quelques vérités qu'il conviendrait d'admettre.
Nul n'est parfait. Tous les journaux, toutes les entreprises, tous les hommes ont une face cachées qui, si elle faisait l'objet d'une investigation poussée, ne montrerait pas des choses très reluisantes.
M. Colombani devrait, à mon avis, remercier MM. Péan et Cohen, les inviter à prendre un verre (lorsque l'affaire se sera tassée, comme on dit) car ils préviennent des dérives bien plus grave, qui pourraient certainement avoir lieu, tant il est vrai, et nul ne peut le contester (comme le prouve par ailleurs le succès du livre) que, en France, le Monde constitue un réel pouvoir, une institution.
Pour ma part je suis fier d'être le lecteur d'un journal qui fait l'objet d'une telle enquête, j'espère avoir ainsi une sorte d'assurance pour l'avenir, concernant la partialité des informations que j'y trouverai.
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