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30-07-2003
Nous croyons depuis des siècles que la réligion peut aider les hommes en les rendant meilleurs. Mais le salaud reste salaud en devenant croyant et le juste, s'il est un homme de réligion, serait tout aussi juste s'il ne croyait en rien.

29-07-2003
Si vous avez 1H30 à perdre, mais qui ne sera pas perdue, je vous le garanti, vous pouvez écouter sur le site du Monde (également à télécharger) une conférence de l'Université de tous les savoirs.
J'ai, en cette occasion, encore une fois pu me dire qu'Internet était un média absolument génial puisqu'il mettait à ma portée, là, gratuitement, des conférences auxquelles j'ai voulu assisté à plusieurs reprises mais des contraintes horaires m'en ont toujours empêché.
La conférence de Laurence Tubiana est une excellente introduction au développement durable, termes dont chacun se fait une idée, mais que personne ne peut définir précisément. J'avoue que j'étais à la fois curieux et inquiet d'entendre les opinions de cette femme sur cette question, car je trouve que ce terme est, la plupart du temps, une sorte de fourre-tout dans lequel ont place davantage de bonne intention et d'utopie économique et politique que d'idées censées aboutir justement à un vrai développement. C'est d'ailleurs assez curieux d'associer l'adjectif durable à un mot tel que développement ; on pourrait, en effet, penser qu'il faut vraiment être idiot pour concevoir du développement "à court terme", or l'existence de l'expression "développement durable" nous incite à croire que c'est ce qui a été fait jusqu'à présent. Donc, en soit, cette appellation est déjà un très grand progrès. Reste à voir les bonnes idées que l'on place derrière. Je suis heureux de dire que Laurence Tubiana m'a rassuré. J'avais depuis les manifestations qui ont précédées l'intervention des Américains en Irak perdu beaucoup d'estime pour les altermondialistes et je craignais qu'elle ne fasse parti de ceux si prompts à dénoncer les méchants qu'ils faudraient liquider et qui pensent avoir la formule pour un bonheur universel. Il n'en est rien. Laurence est une personne intelligente. À la fin de la conférence, le public pose des questions. J'ai pu remarquer que, contrairement à ce que l'on voit à la télé, la personne interrogée à l'UTLS peut prendre son temps pour répondre. Ce petit détail est tout à fait appréciable, car j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, pour être bon, un journaliste, doit sans cesse interrompre un invité. Certains journalistes sont même tellement bêtes qu'ils n'arrivent pas à suivre les propos de leur invité, mais ils savent les interrompent et pensent, de cette manière, bien faire leur boulot. Ils sont très forts.
Laurence Tubiana avait donc tout son temps pour répondre aux questions et jamais l'animateur ne l'a interrompue avant qu'elle ait fini. En réponse à l'une des questions, j'étais ravi de l'entendre dire que, si elle fut un temps absolument opposée à l'intervention des États dans les affaires d'un autre État (autrement dit, le droit d'ingérence), avec les années, sa position a peut-être changé.
D'après moi, si on parle de développement, cette question est incontournable. En effet, la plupart des actions mises en place pour aider des pays à se développer n'ont pas marchées, car très souvent, des êtres irresponsables sont au pouvoir dans ces pays. L'instauration d'un régime démocratique est, à mon avis, un préalable à un véritable développement et la première aide que l'on devrait apporter à la plupart des pays sous-développés (ce mot à disparu pour céder la place à développement durable, mais la misère qu'il décrit n'a pas disparue, au contraire, elle s'est accentuée) est de les débarrasser de leurs ditacteurs. Bref, d'après moi, le droit d'ingérence fait absolument partie de la question du développement durable. Mais il est certain qu'il s'agit là d'une voie sur laquelle il faut s'engager avec beaucoup de précaution. Et qu'il faut encore quelques années avant de pouvoir en parler comme d'une action efficace. J'ai cependant bon espoir que nous y viendrons. Comme dit d'ailleurs Laurence Tubiana, la création d'un tribunal pénal international est dejà un premier pas dans cette direction.

28-07-2003
Dans notre société, les artistes sont tellement adulés que ceux qui les approchent profitent également de la gloire qui les entourent. C'est pourquoi les intemittents du spectacle, de par leur activité, jouissent d'un certain prestige. Certains, je me dis même la plupart, en sont très fiers. C'est pourquoi, lorsqu'ils veulent se mettre dans le même sac que les ouvriers en disant, le patronat nous exploitent, je pense qu'ils n'ont pas de vision objective de leur place dans la société ni des motivations qui les ont poussées à choisir leur métier si précaire plutôt qu'un autre tout aussi précaire de nos jours.

25-07-2003
Voici ce que j'écrivais dans ce blog au mois d'avril à propos de l'occupation de l'Irak par les américains :

"Malgré la volonté et les erreurs des grands leaders politique, les choses se font quelquefois pour le bien des peuples. Ainsi, Chirac n'a pas tort d'exiger une présence de l'ONU en Irak, et, pour cette raison, il a commis une grave erreur en imposant son veto à une intervention militaire. De leur côté, les Etats-Unis ont les meilleurs raisons de dire non. Seulement, en raison des pillages et la nécéssité de rétablir l'ordre en Irak, ils seront bien obligés d'accepter une aide supplémentaire. Ces hommes, je le pense, sont suffisamment intelligents pour comprendre que leurs intérêts passent par une grande réconciliation, c'est également, à l'heure actuelle, l'intérêt de tous les irakiens."

L'évolution de la situation en Irak prouve que mes propos ne manquaient pas de sens. Seulement, ce n'est que contraint par les événements que les américains en arrivent à la nécéssité d'une force multinationale et, de leur côté, les français se font désirés. Est-ce sérieux tout ça ? Bien avant les intérêts d'un peuple nos grands leaders place leur fierté et leur petite querelles personnelles. Nous les savions déjà me direz-vous. Oui, d'ailleurs nous sommes tous pareils. Mais, à leur niveau, je trouve cela presque impardonnable.

24-07-2003
Google est-il en passe de devenir une sorte de Dieu du XXIe siècle ?
C'est la question que je me suis posée en consultant dernièrement les statistiques du site Roman & Nouvelles dont je suis également auteur. L'une des parties qui m'intéresse le plus, notament pour le bon référencement de ce site, est celle qui présente les mots-clés que certains internautes ont soumis aux moteurs de recherche (Google le plus souvent) pour arriver sur mes pages. Les surprises ne manquent jamais. Beaucoup d'internautes s'adressent aux moteurs de recherche pour avoir des réponses à des questions très intimes et fondamentales. Ces questions touchent évidemment à la sexualité, car ce qu'on n'oserait, pour rien au monde, demander à un proche, on n'hésite pas à le demander à un moteur de recherche. Ainsi, des nombreuses personnes souhaitent savoir combien coûte une pute. Mais outre "prix d'une pute", qui apparaît très souvent il y a aussi "comment aborder une pute" et s'il ne s'agit pas d'une pute, certains veulent savoir "comment engager une conversation" mais il y a aussi ceux (ou celles), plus pragmatiques, qui demandent "position pour faire l'amour" ou "faire jouir une femme" et encore "comment apprendre à sucer un mec". Les exemples de ce type ne manquent pas. Mais certaines requêtes, qui apparaissent assez souvent et dans des formes suffisamment variées pour que je ne croie pas qu'il s'agisse toujours d'une forme de canular, me laissent particulièrement perplexe. Ce sont celle qui concernent des pulsions d'inceste. J'ai noté dernièrement "fourrer ma mère" et "faire l'amour avec sa mère". Je ne sais pas si Google est en mesure de répondre correctement à toutes ces questions. Peut-être l'est-il. En tout cas, ce que j'imagine derrière ces requêtes, c'est une sorte de détresse, de besoin de se confier et d'obtenir une réponse qui représente une forme d'assistance, d'aide face à des problèmes qui, sans doute, angoissent et minent une personnalité. Dans ce cas, si Google commence à remplir cette fonction, peut-être qu'un jour quelqu'un lui demandera "Dieu existe-t-il ?" et le moteur de recherche répondra "oui, c'est moi".

"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."
( Karl Marx et Friedrich Engels )

22-07-2003
France Info annonce ce matin :"Pour lutter contre la drogue, Nicolas Sarkozy est en voyage en Colombie"
N'est-ce pas une forme de propagande ?
Je ne sais pas combien de fois ce titre sera répété dans la journée, mais il est tout aussi efficace qu'un bon spot publicitaire. En entendant cela, le français moyen devrait apprécier la bravoure et le courage du ministre et associer la Colombie, un pays dont il ne connait rien, à la drogue.

21-07-2003
La politique est une discipline particulièrement difficile et, s'il n'y avait cette extraordinaire soif d'honneur et de pouvoir, je verrais mal pourquoi certains hommes s'y engageraient. Je ne mettrais pas en cause la bonne volonté des hommes politiques, toujours obligés de jongler avec des considérations de divers sorte, mais force est de dire qu'elle n'est pas toujours payante. Alors qu'il pensait régler le problème corse avec un référendum, et faire ainsi mieux que le précedent gouvernement, Nicolas Sarkozy n'a fait que favoriser un retour à la violence. Ce n'est manifestement pas ce qu'il souhaitait et je vois mal maintenant quel type de dialogue il va pouvoir engager en Corse par la force. De son côté, Jean Pierre Raffarin est également en perte de vitesse car la croissance qu'il attendait ne sera certainement pas au rendez-vous. Bref, tout allait bien jusqu'à présent, mais les choses sont en train de changer au moment où on s'y attendait le moins. Si l'on considère également que les socialistes se remettent peu à peu de leur défaite et que, normalement, à la rentrée, ils devraient être en mesure d'assurer leur rôle dans l'opposition avec davantage de conviction, on peut penser que, dans quelques mois, l'UMP qui, à la base, réuni des opinions divergentes pour la victoire d'un homme aux présidentielles, devrait avoir du mal à rester uni. Si, en plus, on considère la prochaine échéance présidentielle (dans un peu plus de 3 ans), alors cette union vole carrément en éclat.
Tout ceci pour dire que la politique c'est sans doute aussi dur et presqu'aussi passionnant que le tour de france cette année.

14-07-2003
"Certes les ouvriers sont des grands enfants qui ne demandent que protection et qui ne songent à se révolter que lorsqu'ils sentent que cette protection leur échappe ou qu'elle cherche à se transformer en domination. Pour conserver l'influence sur les ouvriers, il y a deux méthodes bien distinctes : l'une, toute de menaces, d'âpreter dans le service ; elle dure tant qu'elle peut jusqu'au jour de la révolte et de la grève... L'autre, d'équité, de justice, de philanthropie, qui affirme par des liens journaliers l'union constante entre le capital et le travail. Cette dernière méthode, à mon avis, sera celle de l'avenir et c'est la mienne. Et puis, nous sommes pour si peu de temps dans la vie que c'est un devoir et une joie de donner une bonne direction au bateau qui nous porte, pour le plus grand bien de ceux qui y monteront après nous."
Henri Japy, Les Idées D'un précurseur..., 1901.
J'ai tiré cette citation d'un excellent livre de Jean-Paul Goux, "Mémoires de l'enclave". 100 ans plus tard, les technologies ont énormément évoluées, mais des tels propos n'ont pas été assimilés par le plus grand nombre. Le climat social actuel nous démontrer pourtant leur effroyable justesse. Il semble que plus que jamais le peuple réclame cette protection que le capital peut de moins en moins lui assurer.
Si nous avons manqué, au cours du XXe siècle, l'occasion d'un certain équilibre, il y a des nombreuses causes à cela. Mais l'une de ces causes me semble particulièrement intéressante, car il s'agit, en fait, d'un progrès social qui s'est retourné contre ses bénéficiaires. En effet, tant qu'un individu n'avait pratiquement pas la possibilité de passer d'une classe à une autre, l'ouvrier de devenir cadre ou patron, le pauvre milliardaire, l'homme acceptait sa condition comme une fatalité. Le patron intelligent pouvait voir ses ouvriers comme ses enfants et ceux-ci le considérer comme leur bienfaiteur. L'un pensait qu'il était riche par sa naissance et l'autre qu'il était pauvre par sa naissance, tout deux se disaient que Dieu en avait décidé ainsi. Dans un tel contexte, il était certainement plus facile d'arriver à une forme de respect mutuel. L'un des grands bouleversements de la fin du XXe siècle fut que les pauvres ont acquis la possibilité de grimper l'échelle sociale, en faisant des études ou grâce à des talents artistiques ou sportifs qui les placent en quelques années parmi les hommes et les femmes les plus riches de la planète. Cela est merveilleux. Mais cette médaille a son revers. Nous pensons maintenant, à tort, que tout le monde peut réussir. Du coup, le pauvre, l'ouvrier, ne mérite aucune considération puisque, s'il se trouve en bas de l'échelle sociale, c'est qu'il s'est montré incapable de grimper plus haut qu'il n'est. Il est donc méprisable. Le patron moderne à en tête : "moi j'ai beaucoup travaillé, j'ai réussi, je suis meilleur que tous ces gens que j'emploie, eux sont des minables qui ne pourront jamais faire ce que j'ai fait. De ce fait, si un patron, tel qu'Henri Japy, pouvait avoir en tête le bien-être de ses ouvriers, le patron actuel n'a lui en tête que d'accroître les bénéfices de sa société. D'ailleurs, il n'a plus d'usines, plus d'ouvriers, il sous-traite. Du coup, les tensions sociales réapparaissent plus fortes que jamais. Ce qui rend effectivement possible une nouvelle révolution. Mais elle aboutira à quoi ?

11-07-2003
Toutes ces histoires de festivals annulés ont failli me faire oublier le Tour de France. C'est une épreuve extraordinaire qui met en avant les performances physiques inouïes des cyclistes. C'est aussi du sport donc, surtout à notre époque, une manière de rappeler les grandes valeurs humaines. La force, le courage, le dépassement de soi, le mérite, la générosité également et, surtout, l'honnêteté. Les tricheurs doivent donc être sévèrement punis. Ce qui me surprend, c'est qu'il s'agit là de valeurs auxquelles nous croyions lorsque nous étions enfants, mais le succès du tour et le public qui se passionne pour cette épreuve montre qu'adulte nous y croyons encore. Ne sommes-nous pas un peu bête, un peu toujours enfant ? Tel grand champion gagne le tour à plusieurs reprises en surpassant de loin tous ses adversaires alors que quelques années auparavant il était victime d'un cancer et l'on a cru sa carrière terminée. Il arrive premier et laisse à la troisième position un coureur dont il s'est avéré qu'il s'était dopé. Chose absolument extraordinaire, les gagnants du tour ne se dopent jamais. Ils sont formidables, car même en trichant les autres n'arrivent pas à les battre.
Le Tour de France me fait souvent penser à Coluche. Dans les années 80, il disait dans l'un de ses sketches : "les coureurs du Tour de France, s'ils ne se dopaient pas, il faudrait qu'ils partent à Noël pour arriver en juillet sur les Champs-Élysées." Cela faisait rire tout le monde. 20 ans plus tard, il s'avère qu'il ne s'agissait pas seulement d'une plaisanterie, mais également d'une certaine lucidité de la part de ce grand homme que nous regrettons tous.

09-07-2003
Il vous suffit de lire les archives de ce blog pour vous rendre compte à quel point j'ai été déçu de la défaite de Lionel Jospin lors des dernières élections présidentielles. Cependant, aujourd'hui, j'en suis à me demander s'il ne s'agissait pas, en réalité, d'une véritable aubaine pour les socialistes. Oui, car je vois mal, dans les dernières réformes qui ont été décidées par le gouvernement Raffarin, ce qu'ils auraient pu faire différemment. A moins de ne rien faire, ce qui, pour le coup, aurait été un véritable laxisme. Autant sur la question des retraites que du régime des intermittents, des réformes, forcément impopulaires, étaient vitales.
Elles ont été faites par la droite pour, au niveau des retraites, préserver un système par répartition contre un système par capitalisation et, pour les intermittents, préserver un régime d'indémnité et une protection sociale qui, dans d'autres pays, n'existent pas. Si le gouvernement, le patronat et certains syndicats avaient choisi de supprimer ces systèmes, je serais évidemment descendu dans les rues pour manifester. Mais la volonté de tous est, au contraire, de les préserver.
Un gouvernement de gauche raisonnable et réaliste n'aurait pu faire autrement qu'accepter ou décider les mêmes réformes impopulaires que celles qui vont être faites. Et comme il me semble préférable que les masses salariales et les syndicats s'opposent à la droite plutôt qu'à la gauche, je me dis, après coup, la défaite de la gauche n'était, sur ce plan, pas une mauvaise chose. Mais bien sûr il n'y a pas que ces questions que doit régler un gouvernement.

Un article de Libé met en évidence qu'une conséquence de la réforme du régime d'indemnisation des intermittents sera la baisse du nombre d'intermittents dans les années à venir. Ils se basent sur les savants calculs d'un mathématicien pour déduire cela. Moi, je n'ai nul besoin de faire des calculs pour savoir que, s'il n'y a pas assez d'argent pour payer les intermittents, en diminuer le nombre est une solution pour éviter la faillite !!!
Je suis en colère lorsque je vois à quel point les médias peuvent parfois nous prendre pour des imbéciles, d'autant plus que j'ai longtemps cru qu'un journal comme Libération été au dessus de cela.

08-07-2003
Le "non", en corse, au lieu de régler un problème n'a fait que le poser et, en lisant cet éditorial du monde, j'ai le sentiment qu'on dit, après coup, des choses qu'il aurait mieux valu affirmer lors de la campagne pour ce référendum. J'ai également entendu parler de "premier échec pour Nicolas Sarkozy". Les journalistes ont la mémoire courte. Le ministre de l'intérieur n'en est pas à son premier échec. Comme tout le monde, il en a connu d'autres. En 95, par exemple, en soutenant Edouard Balladur contre Jacques Chirac. Cependant, il s'en est très bien remis. Je crois que c'est là que réside le grand talent de cet homme. Il sait remarquablement bien se remettre de ses échecs. Son défaut, en revanche, est de vouloir trop en faire. Mais n'est-ce pas là un défaut de jeunesse ?

06-07-2003
En ce début juillet, l'actualité, en France, est marquée par un référendum en Corse et la colère des intermittents du spectacle suite à la réforme que va connaître leur régime d'indemnité chômage. Deux sujets qui, objectivement, n'ont pas grande importance mais qui devraient, dans les prochains jours, faire parler beaucoup de monde, donner lieu à des débats sans fin, occuper des spécialistes et des analystes, énerver des hommes et des femmes, leur donner le sentiment de gagner ou perdre un combat de la plus haute importance éprouvant ainsi, j'imagine, le sentiment de vivre réellement (car c'est dans la lutte que beaucoup trouvent un sens à leur vie).
A l'heure ou j'écris ces lignes, il semble acquis que les corses ont dit non. On parle de désaveux du gouvernement mais quel était exactement le fond du problème ? Plus personne ne saura. Mais une chose est certaine, on verra de moins en moins de référendum en France car, politiquement, c'est une arme très dangereuse pour un gouvernement.
Les intermittents, quant à eux, savent-ils vraiment ce qu'ils veulent ? La réforme qu'ils refusent a pour objectif de protéger un système qui fait d'eux des privilégiés. En effet, il fut un temps où les travailleurs ne connaissaient pas le travail précaire, les contrats en CDD, et l'intérim. Seuls ceux qui travaillaient dans le spectacle travaillaient par intermittence, d'où le régime particulier dont ils bénéficient. Mais l'évolution du marché du travail et les contraintes économiques font que, demain, la grande majorité des travailleurs seront des intermittents. Question : Combien d'heures, sur une année, faut-il travailler dans une usine pour toucher le chômage pendant 1 an ? 507, vous croyez ? D'autres part, je suis convaincu que le cachet moyen d'un intermittent est bien supérieur au salaires moyen d'un ouvrier. Les intermittents devraient peut-être voir les choses différemment. Ils bénéficient d'un statut privilégié, certes difficile à acquérir, et les réformes qu'ils doivent accepter sont décidées pour la préservation de ce régime qui, autrement, est voué à disparaître, ça, tout le monde en convient.

01-07-2003
Pendant longtemps, il n'a été possible de lire que les journaux intimes de personnes auxquelles le destin a accordé une renommée. Avec l'avènement de l'internet, on peut lire en ligne les journaux intimes de monsieur, mais le plus souvent madame et mademoiselle, Tout-le-monde. La plupart sont assez ennuyeux et l'on se rend compte que les personnes qui n'ont pas la capacité de comprendre les événements auxquelles la vie les confronte ne peuvent donner de dimension à leur journal intime (mais à leur vie également). La sensibilité est donc une certaine intelligence de la vie. Sentir ce qui a une importance ou un intérêt et l'écrire dans son journal. Ne pas évoquer le reste. C'est ce que font les bons diaristes. Enjoliver un peu les choses également, certainement, les plus talentueux savent le faire.
Mais, ce qui m'a réellement frappé, dans tous ces journaux bons ou mauvais (dans le sens où ils sont intéressants pour d'autres personnes que leurs auteurs ou pas), ce sont les bons sentiments de tous qui, semble-t-il, apparaissent dés que l'on se livre entièrement. Quiconque nous dévoile le fond de sa personne fait apparaître des bons sentiments. N'est-ce pas très encourageant pour notre connaissance de la nature humaine ? Mais les salauds n'écrivent peut-être pas de journaux intimes. Ou alors je ne les ai pas (encore) lus.

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