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  JUIN    
 

 

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Vous avez la possibilité de lire tous les textes se rapportant à un thème choisi en cliquant ici. Ces textes étant archivés, ils apparaîtront dans un ordre chronologique, autrement dit contraire à celui de la présentation classique d'un blog.
 
   

25-06-2003
En ce moment, je passe mes nuits à parcourir le net. Je suis toujours impressionné par l'immense source d'information qu'il représente. Je crois que grâce au net, les hommes vont être plus intelligents. Pas tous, évidemment.
Cette nuit, je me suis permis d'intervenir sur un forum. Celui-ci est associé à un journal en ligne qu'écrit une jeune fille. Je ne sais pas pourquoi les femmes semblent bien meilleures que les hommes en ce qui concerne cet exercice. Vous pouvez suivre ici le lien vers ce journal (Tohu-Bohu).
Je copie-colle mon intervention car elle concerne l'épanouissement personnel, un sujet dont il est parfois question dans ce blog (j'ai toujours voulu écrire blog à part, mais quelqu'un l'a déjà fait, tant pis).
Voici ma très sérieuse contribution au forum de Capucine.

Tandis qu'outlook attend la réponse de Capucine, je me permets de mettre également mon grain de sel, après tout, nous sommes bien dans un forum n'est-ce pas ?
A outlook je voudrais dire qu'être incapable de vivre avec des gens silencieux est très mauvais car cela démontre une incapacité à bien interpréter le silence or, comme le silence vaut quelquefois davantage qu'un long discours...
Mais bon, je n'interviens pas pour cela mais parce que je trouve le sujet de départ très intéressant.
Le titre de ce message :"réussite extérieure et épanouissement personnel". sous-entend très bien que la réussite est une chose que l'on recherche par rapport aux autres (l'extérieur) et que l'épanouissement est à l'intérieur de soi (personnel).
Le besoin de reconnaissance est très fort en nous. Nous craignons d'être seul comme nous craignons de ne pas exister. Mais nous existons et nous sommes, quoi que nous fassions, seul. Or, seul, il faut s'accepter et c'est cela que nous ne parvenons pas à faire sans le regard de l'autre. Aime-moi ou aimez-moi, disons-nous, exigeons-nous ou supplions-nous. Ce n'est qu'une manière de dire aide-moi à vivre avec moi-même (besoin de gratification). Celui (ou celle) qui sait qu'il (elle) est seul(e) et que la réponse qu'il (elle) attend ne vaut pas mieux qu'un long silence, se fiche de "l'extériorité" de la réussite car il (elle) est tout(e) à l'intérieur en train d'essayer de s'accepter soi-même et non à travers le regard des autres. C'est cela, d'après moi, l'épanouissement personnel. Curieusement, cette personne, tout en se sachant seul(e), vit mieux avec les autres.
C'était mon opinion sur la question, j'avais envie de vous la faire connaître.

22-06-2003
A propos de mon idée d'un forum dont l'objectif serait de réflechir aux raisons du "formidable paradoxe de l'intelligence humaine" voici ce que m'écrit une personne qui a lu et compris de quoi il était question. Je donne également ma réponse à son mail dans laquelle il me semble aller plus loin dans la définition de ce paradoxe et ses conséquences.

> Entreprise gigantesque mais fort intéressante...
> Mon avis à propos de cette question, c'est surtout une question de
> représentation de la nature humaine. Quand on voit l'humanité comme
> belle et
> intelligente, quantité de gestes nous dépassent. Voilà, je crois qu'on
> est
> trop propre dans notre représentation de la nature humaine.
>
> Jean-Philippe,
> www.geocities.com/jpberthold


Effectivement, tout dépend du regard que l'on pose sur l'humanité. Je le voudrais le plus juste possible. Ce qui m'émerveille c'est, par exemple, de pouvoir communiquer avec toi, comme je le fais à présent, qui te trouve, j'ai cru comprendre, au Canada. Et il n'y a pas que ça. Je pense qu'avec le degré de connaissance que nous avons aujourd'hui, il ne devrait normalement plus y avoir de guerre ni de massacre et plus aucune personne sur la terre ne devrait mourrir de faim. La famine n'existe plus en Europe alors que pendant des siècles elle a fait des ravages... Les guerres n'existeront plus en Europe également. Mais ce qui est valable pour les pays occidentaux, qui est en soit un magnifique progrés, ne l'est pas pour le reste du monde, alors que nous vivons si proche les uns des autres. Que fait-on pour combler ce déséquilibre ?
On essaie de fermer nos frontières pour que les plus malheureux ne viennent pas dans nos contrées prospères ! Mais ce n'est bien sûr plus possible à faire en raison d'une évolution des technologies qui, elles, nous poussent à vivre ensemble, à communiquer, à échanger. Alors je pense que la science et la technologie ont avancées sans que l'homme n'avance. C'est pourquoi j'en reviens toujours à Malraux qui a dit : Le XXI siècle sera spirituel ou ne sera pas. Je pense en effet que si nous n'évoluons pas, d'un point de vue spirituel, nous connaîtrons (ce qui est déjà le cas) des graves problèmes d'ordres éthiques et morales auxquels nous ne saurons répondre.
Maintenant les personnes qui, ayant posé leur regard sur le monde, nous disent : tout va mal, c'est affreux, il faut changer de système, n'ont pas mon adhésion totale et complète à leurs idées. Certains sont même, à mon avis, très dangereux.

21-06-2003
Sous le titre "Plagiat à l'école", voilà ce que j'ai pu lire sur un blog (Karl & Cow :Carnet Web) :
"Ed est confronté à trois cas de plagiats et se pose des questions. Ma réponse courte est bien que l'acte soit condamnable, il est parfaitement compréhensible dans le cadre de l'école telle qu'elle est organisée actuellement. Tout le système scolaire est de façon non pas à se développer en tant qu'individu, mais bien à réussir une évaluation afin d'obtenir un diplôme. Cela entraîne des comportements idiots de la part des étudiants, mais très fortement prévisibles."
En lisant ces quelques lignes, je n'ai pu m'empêcher de faire un rapprochement avec ce que j'ai écris hier à propos du paradoxe de l'intelligence humaine. En effet, si, dès notre plus jeune âge, nous sommes pris en charge par des institutions dont l'objectif n'est pas d'éveiller notre conscience par l'acquisition de connaissance mais de se servir de ces connaissances comme éléments d'évaluation et de compétition, il n'y a aucune chance que notre intelligence nous serve à autre chose qu'à imaginer les moyens de surpasser les autres ou, plus simplement, de ne pas échouer dans cette compétition. D'où ces élèves qui trichent. Au lieu d'éveiller ce qu'il y a de meilleur en nous, l'école nous encourage donc a développer nos pires instincts, excepté la violence mais je n'en suis même pas sûr.
Personnellement, je pense avoir pris du système scolaire ce qu'il avait de meilleur (un goût pour l'instruction et la lecture)*, ce qui me permet aujourd'hui de comprendre un peu le monde dans lequel je vis et d'essayer de le comprendre davantage. Seulement voulez-vous que je vous dise ? J'ai échoué à l'examen du baccalauréat. J'avais 18 ans, et, arrivé jusqu'à là, je ne souhaitais pas poursuivre mes études. De toute manière, l'éducation national (Française) ne voulait plus de moi car, bien qu'intelligent, mes notes étaient très mauvaises. Officiellement, pour ce système, je figure parmi ses échecs alors que je pense, au contraire, être l'une de ses plus belles réussites (selon ma conception de son rôle essentiel).
L'école est pour moi l'exemple d'un système fondé sur les meilleurs intentions mais qui, ayant perdu de vu l'un de ses objectifs le plus noble, s'étonne de faire du sur-place (pour ne pas dire régresser) et d'aller mal. Luc ferry, le ministre de l'éducation, qui pourtant est un philosophe, pense, comme le plupart des gens, que l'objectif du système scolaire est de faire passer des examens et de donner des diplômes, et, sans doute, qu'il est bon que les enfants soient préparer à la compétition car elle est partout dans notre vie (mais là, je pense que c'est une terrible connerie de croire cela. Les gens les plus équilibrés qu'il m'ait été donné de rencontrer étant ceux justement qui n'ont pas le sentiment d'être en perpétuelle compétition, alors que les autres se sentent très mal dans leur peau). Tous les gens qui pensent ainsi (la grande majorité) sont donc d'accord pour privilégier la performance à l'intelligence, le résultat au bien-être mais surtout, dés le départ, de poser le principe d'inégalité comme fondement de la société. Comment voulez-vous qu'ayant la chance d'avoir le luxe et la liberté de réfléchir, j'adhère à cela ?

*Je reviens sur un point qui pourrait être pris pour de la prétention de ma part. Imaginez que des enfants soient en pension chez un maître chargé de les guider dans leur développement personnel. Les plus doués, ayant fini leur apprentissage avant les autres (car c'est un fait que les individus ont des rythmes d'apprentissage différents suivant les domaines), quitteraient ce maitre plus tôt. C'est logique. Si l'école était ce maître, que ferait-il ? Il garderait ses élèves les plus doués (ceux qui n'auraient plus besoin de lui) et dirait aux autres : Allez voir ailleurs, vous n'êtes pas fait pour être intelligents. Quel mauvais maître n'est-ce pas ?
Conclusion : Il serait logique que les plus "intelligents" fasse des études courtes et les moins "intelligents" des études longues. Or, c'est tout l'inverse qui se produit et on pense, à tort, que les personnes intelligentes sont celles qui font les plus longues études.
Bien sûr, il existe aussi la spécialisation et donc l'acquisition de connaissances très pointues, spécifiques à un métier particulier (un chirurgien par exemple) qui nécessite des longues études. C'est un autre apprentissage et, à mon sens, le système éducatif a tort de tout mélanger.
Je rêve de deux choses bien distinctes. Première étape tous les élèves arrivent à un "baccalauréat" général et humaniste, sans examen à passer, suivant des rythmes différents, certains à 16 ans, d'autres à 25 ans, pourquoi pas ? Ensuite, une ou deux années de liberté, le choix d'un métier et le passage d'un examen pour intégrer la formation qui prépare à ce métier. Vous voyez la différence ? L'élève n'est plus obligé de passer un examen qui marque la fin et la réussite d'un cycle, il prépare et passe un examen pour intégrer des études qu'il a choisit. La motivation n'est plus la même.

20-06-2003
Le formidable paradoxe de l'intelligence des êtres humains est à l'origine d'une idée de projet qui me trotte en tête depuis quelques jours. Il s'agit d'organiser un grand forum de discussion sur internet autour de cette question que d'aucuns trouveront des plus banales : Comment se fait-il qu'au fil des siècles, nous, humains, qui sommes arriver à un degré d'intelligence tel qu'il nous permet toutes les plus belles avancées scientifiques et technologiques, n'ayons pas réussi à nous débarrasser de nos plus bas instincts, qui nous font, entre autres vilenies, haïr nos voisins au point de commettre toutes sortes d'actes de barbaries nous ramenant à l'époque où nous vivions dans des cavernes couverts de peaux de bêtes. Comment se fait-il que nous, animaux si évolués, n'ayons, depuis des millénaires, franchi aucun seuil au niveau de la sagesse, alors que, dans les domaines techniques, nous avons fait des progrès si extraordinaires ?
Est-ce une réponse de dire que ces avancées techniques n'ont été effectuées que dans le but de, justement, satisfaire à nos besoins les plus vils ? Dans ce cas, l'être humain ne progresse scientifiquement et techniquement que parcequ'il est mauvais ?
Il y aurait, je crois, énormément de chose à dire sur ce sujet et le fait d'y réfléchir peut faire que nous considérions différemment notre évolution.
Mon projet me paraît simple à réaliser puisqu'il ne s'agirait que d'un gros site-forum avec des contributions de milliers d'internautes. Mais, pour bien faire, j'aimerais que ce forum bénéficie de la participations (et du soutien) de quelques grands savants dans des domaines variés afin que ses "grands hommes" confrontent leurs idées aux opinions "de l'homme de la rue" qui s'intéresse à cette question et dialogue avec lui. Sans cela, mon projet ne serait qu'un forum de plus sur internet et j'avoue être moins motivé pour faire cela, mais on ne sait jamais. Je me dis, par ailleurs, que, peut-être, un(e) petit(e) malin(igne) lira ces lignes et voudra prendre à son compte la mise en oeuvre de ce projet. Je lui dis déjà : vas-y, fonce ! mais fait quelque chose de bien, parce que l'idée est excellente !

19-06-2003
Décidément, s'il est des faits anodins qui font beaucoup de bruit, ce sont bien toutes ces histoire de voiles ou de foulards islamiques. Quel pourcentage de femmes, en France, est susceptible de cacher son visage derrière un voile ? A mon avis, il est très très faible (mais il augmente à chaque fois que l'on empêche à l'une de le faire). Personnellement, cela me désole qu'à notre époque, des femmes jugent bon de mettre leur visage à l'abri des regards des hommes. Si elles (ou les hommes qui leur dictent leur conduite) étaient au pouvoir, certainement qu'elles (ils) interdiraient aux autres femmes de porter des tenues trop légères (des pantalons, par exemple, ou des robes qui s'arrêttent au dessus des genoux). Elles leurs interdiraient peut-être même de faire du vélo ou de la moto ou de fumer et, pourquoi pas, de travailler.
Mais elles ne sont pas au pouvoir. Et rien n'indique que le but de la république ou de la laïcité est d'agir comme elles agiraient. Je pense même que c'est tout l'inverse. S'il est un domaine où les gens sont libres, en France, c'est de couvrir leur corps ou leur tête comme ils l'entendent.
Ceci dit, contrairement à la majorité des français, je ne suis absolument pas dupe. Si ces affaires font tant de bruit dans l'actualité alors que, comme je viens de le dire, concrètement, elles ne représentent rien du tout comparées aux problèmes auxquels notre société doit réellement faire face (la pollution, pour écrire le premier qui me vient à l'esprit), c'est bien sûr en raison d'une volonté politique, assez malsaine, qui consiste à faire peur avec un danger qui n'existe pas, tout en disant : "j'ai ici le remède qui nous permettra de nous en sortir". Les citoyens sont encore pris pour des cons. Parfois je pense : libre à eux de le rester s'ils ne veulent faire aucun effort, car visiblement, ils en redemandent sans cesse.

16-06-2003
Deux questions essentielles : Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que l'art ?

14-06-2003
Lorsque j'ai dit à l'une de mes amies que j'avais emprunté un livre de Simone de Beauvoir à la bibliothèque (La force de l'âge) que je me faisais un plaisir de découvrir ce week-end, elle m'a répondu, d'un air plutôt dédaigneux : bah... une féministe. Or, je viens de commencer le livre en question. Ce ne sont absolument pas des mémoires d'une "féministe", dans le sens où cette amie entend ce mot. Je dirais, ayant lu les 100 premières pages, qu'il s'agit des souvenirs d'une "humaniste". Du coup ce "bah..une féministe" me gêne horriblement. Il prouve comment, sans avoir jamais lu un auteur, nous nous en faisons une idée en raison de la réputation que son oeuvre, à une certaine époque de sa vie, lui a valu. C'est évidemment en tant qu'humaniste que Simone de Beauvoir a soutenu une lutte, un combat, qui devait aboutir à la libération des femmes. Si cette lutte a donner naissance au féminisme et que ce mouvement a commis, plus tard, quelques excès, est-il normal que le nom de l'écrivain soit toujours associé à ce mouvement ? J'appelle cela de la bêtise. Mais cette bêtise nous renseigne sur un point que l'on oublie trop souvent : la seul manière de connaître un auteur est de le lire. Vous verrez beaucoup trop de gens avoir des idées sur des auteurs qu'ils n'ont jamais lu. Ils ont entendu qu'untel était fasciste, qu'untel a soutenu les colons ou qu'il était raciste etc... alors il ne faut pas le lire. je dis tout ça c'est de la foutaise. Si vous voulez vraiment vous faire une idée sur un écrivain, il faut le lire, et même lire son oeuvre complète sinon fermer sa gueule.

12-06-2003
Ariel Sharon a réussi à mettre Yasser Arafat sur la touche mais lui-même est-il le mieux placé parmi les israéliens pour aboutir à un accord de paix au proche-orient? Je ne le crois pas. Cet homme ne veut pas faire la paix mais gagner une guerre. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Que tout le monde recherche officiellement la paix, prouve qu'une grande partie de l'opinion public, dans chaque camps, la souhaitent vivement. Malheureusement, ce sont les minorités haineuses, belliqueuses qui, à coup d'attentats et de représailles, se font entendre.

10-06-2003
Une chose intéressante, lorsqu'on écrit un journal, c'est ce regard en arrière que l'on peut de temps à autre jeter sur soi-même. En relisant ce que l'on a écrit, il y a des mois ou des années, on a parfois l'impression d'être face à un autre, une personne que l'on découvre avec plaisir ou irritation.
Au mois d'avril, j'aurai dû fêter la première année de ce blog mais je ne l'ai pas fait. J'ai pris cependant, il y a peu, le temps de relire ce que j'ai écrit durant cette année.
Je me suis rendu compte que deux événements m'ont fortement marqués, tout d'abord les élections présidentielles en France, avec l'élimination du candidat socialiste et la présence du candidat d'extrême-droite au second tour, puis la guerre en Irak.
J'imagine que, si j'avais commencé ce Blog un an plus tôt, j'aurai également beaucoup écrit sur le 11 septembre 2001. Il paraît que Louis XVI, à la date du 14 juillet 1789, a écrit dans son journal : Rien. J'imagine mal qu'un être humain, où qu'il vive sur cette planète, ait pu écrire dans son journal, à la date du 11 septembre 2001 : Rien !
L'un des intérêts, non négligeables de certains journaux intimes est de voir comment les événements historiques sont perçut par des individus particuliers "sur l'instant".
J'ai fait le bilan suivant : ayant déjà vécus trois années dans ce nouveau millénaire qu'ai-je vu ? Un attentat inimaginable, des élections présidentielles inimaginables et une guerre inimaginable. Dans ces conditions, j'en reviens toujours à la fameuse phrase de Malraux : "le XXIeme siècle sera spirituel ou ne sera pas." En ce moment, c'est plutôt ne sera pas.

06-06-2003
Ça commence dans un bureau, un leader syndicaliste et un ministre ne peuvent s'entendre. Quelques mois plus tard, c'est tout un pays qui ne peut plus s'entendre ; les grévistes et ceux qui voudraient travailler.

02-06-2003
Suite aux événements qui se sont déroulés à Evian, lors de l'ouverture du sommet du G8, une question pertinente m'est venue à l'esprit. Pourquoi, lorsqu'il s'agit de la volonté de changer le monde, nous montre-t-on toujours l'image d'un(e) jeune militant(e) altermondialiste en train de tenir des propos davantage passionnels qu'issuent d'une réfléxion profonde ou alors des jeunes casseurs ?
Ils passent très bien à la télévision, cela ne fait aucun doute. Mais comme je n'ai pas de télévision chez moi, c'est à la radio que j'ai entendu hier soir l'interview d'une de ces personnes qui veulent changer le monde (changer le monde pour le bonheur de tous évidemment parcequ'ils sont convaincus que ni vous, ni moi, et encore moins le pauvre africain sur son pauvre continent ne pouvons connaître le bonheur s'ils ne prennent les choses en main ; eux savent donc ce qui est bon pour nous.) Cette jeune fille était à Evian pour s'opposer au G8, elle declarait au journaliste :"comme je n'ai pas encore l'âge d'avoir le droit de vote, je viens ici pour exprimer mon opinion."
Je n'ai absolument rien contre cette adolescente qui croit en ce qu'elle fait. Bien au contraire, je trouve sa démarche tout à fait louable et honorable, j'apprécie surtout qu'elle se soucie davantage du bien-être de tous que de son propre bien-être, mais quel crédit a-t-elle pour faire croire à tous ceux qui subissent que le monde peut être changer et surtout que celui qu'elle bâtira avec ses amis sera meilleur ?
Avec les jeunes altermondialistes et les sommets du G8, les médias réussissent finalement a donner un caractère des plus exotiques a des revendications tout à fait sérieuses et des plus applicables.
N'est-ce qu'à vingt ans que l'on souhaite changer le monde ? Les grands médias nous répondent que oui.
D'autre part, pendant que des jeunes vont perturber un sommet qui réuni des chefs d'états, d'autres se plaignent que des professeurs en grêve perturbent leurs examens.
Cela pourrait être drôle mais ça ne l'est pas.
Je ne voulais pas parler des jeunes mais de la manière dont sont présentées, par les médias, des idées qui rendraient ce monde plus juste. Cependant, en décrivant ces deux attitudes, de la part de certains jeunes (non-conformiste et hyper-conformiste), je me rends compte qu'elles répondent toutes les deux à la même motivation : la peur de l'avenir. Cette angoisse est bien réelle. C'est pourquoi, j'ai envie de dire à cette jeune fille qui, en attendant d'aller voter, va jusqu'à Evian, de s'épargner toutes ses peines désormais car, d'après moi, un système où les gens (jeunes et vieux) ne trouvent plus leur place et ne se sentent pas en sécurité (une autre forme de sécurité que celle que compte rétablir Sarkozy) est voué à s'écrouler de lui-même. C'est pas la peine de casser des Mac Donald's.

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