[29/05/2002]

Lorsque
Chirac a été élu avec plus de 80 % des voix,
sur le coup, tout le monde a pensé :" Ouf ! La démocratie
est sauvée " mais, avec le recul, je crois que, au
contraire, cela voulait dire qu'elle n'a jamais été
en aussi grand danger.
Le Pen n'avait pas tort de se plaindre qu'entre les deux tours
de l'élection présidentielle, l'opinion ait été
manipulée, car elle l'a réellement été.
Mais pour une bonne cause, peut-on se dire pour se rassurer. Il
n'empêche, peu importe qui a manipulé qui ou pour
quelles bonnes raisons, les Français ne se sont pas exprimés
dans la démocratie.
Je ne vais pas revenir sur les causes de l'absence du candidat
socialiste au second tour mais nous devons admettre que, à
cause de cette absence, nous n'avons pas eu d'élection
présidentielle digne d'un pays démocratique. Et
demain, la droite voudrait nous priver d'élection législative
sous le prétexte qu'une nouvelle cohabitation ne serait
pas la bienvenue. Là, se trouve le véritable danger.
Réfléchissons deux secondes, une cohabitation ce
n'est pas très bon pour ceux qui gouvernent. Certainement,
car ils n'ont pas tous les pouvoirs. Mais pour nous les Français
? N'est-il pas préférable, justement, que le pouvoir
soit partagé ?
Je trouve plus démocratique que le peuple impose à
son président un Premier ministre plutôt que d'assister
à la mascarade que nous venons de voir ces dernières
semaines. Et je me fiche que dans les hautes sphères politique
on soit mécontent de la cohabitation. Je dis que la France
n'a pas été plus mal gouvernée en période
de cohabitation qu'en d'autres périodes, je pense même
qu'elle a été mieux gouvernée en période
de cohabitation. Je dis qu'il est beaucoup plus dangereux d'avoir
tous les pouvoirs aux mains d'un seul parti qu'un président
et un Premier ministre issus de camps opposés.
Je pense que nous devrions réfléchir à la
cohabitation comme un élément bénéfique
du système républicain et au moyen de l'intégré
dans ce que nous pourrions appeler la 6eme République.
Ainsi nous irions de l'avant.
Quel homme politique pourrait faire les louanges de la cohabitation
? Vous imaginez le scandale ? Quel français moyen pourrait
émettre la moindre critique négative sérieuse
de la cohabitation ? Certainement pas moi ! Au contraire, vive
la cohabitation, vive, il est vrai, la gauche, mais surtout, QUE
L'ON NE NOUS VOLE PAS ENCORE DES ELECTIONS !!!!
[28/05/2002]

Souvent,
la politique me passionne et, parfois, j'en suis dégoûté.
Hier, par exemple, lorsque je lisais les titres du Figaro par-dessus
l'épaule d'un voyageur dans le métro.
Pour ce journal, la politique signifie la conquête du pouvoir
( c'est pourquoi il préfère Mitterrand à
Jospin ). Pour moi, la politique est la volonté de réfléchir
et d'agir pour que les hommes vivent dans la justice, la liberté
et l'égalité. La Politique, ce sont les moyens que
nous mettons en uvre pour atteindre cet objectif et non
pour nous emparer du pouvoir.
Mais il semblerait que l'homme admire davantage celui qui l'écrase
par sa puissance que celui qui lui montre qu'il est son égal.
[27/05/2002]

Supposons
que j'ai fait un très long voyage duquel je rentre aujourd'hui.
J'ai été sur mars, par exemple, et je reviens sur
terre, en France plus précisément, où j'apprends
qu'un président a été réélu
avec plus de 80% des voix ...
Ma première réaction serait de penser que la démocratie
est en danger. Ce en quoi, croyez-moi, je n'aurais pas tout à
fait tort.
[24/05/2002]

En
France, quel soulagement, nous avons enfin un gouvernement qui
travaille. La preuve : la dernière conférence de
presse du ministre de l'éducation.
Luc Ferry, pourtant quelqu'un d'intelligent, si j'en juge par
son pedigree, veut faire de l'école un lieu de lutte contre
l'illettrisme ; traduction pour tous ceux qui ont été
à l'école avant que Luc ne soit ministre : maintenant
les enfants vont apprendre à lire et à écrire
à l'école. Quel soulagement de l'entendre ! Je m'étonne
que les ministres qui l'ont précédé n'aient
pas pensé à cela. C'était pourtant évident.
Ensuite, il veut réaffirmer l'autorité de l'école.
Mais oui, c'est encore évident, sans discipline les jeunes
sont perdus. Pour finir, il veut redonner goût au travail
à ces gamins difficiles. Le problème c'est que,
d'un autre côté, les copains de Luc, qui sont des
patrons respectables de grandes entreprises, pour vendre leurs
produits squattent les écrans de télévisions,
instaurent le règne de la consommation et apprennent à
ces enfants, dont les parents ont peu de moyens financiers, qu'ils
sont les derniers des cons s'ils n'ont pas le téléphone
portable dernier cri ou les supers baskets à 150 Euros.
Question : quels moyens auront les profs pour lutter contre les
belles images de la télévision et des magasines
? Car se ne sont pas avec des mots qu'ils vont apprendre aux jeunes
à aimer des travaux peu valorisant et mal payés.
Je me souviens d'un court reportage sur l'artisanat où
un journaliste demandait à un jeune garçon qui s'extasiait
devant une superbe voiture s'il aurait envie de la construire.
Le jeune lui a répondu : la construire non, mais la conduire
oui ! Là, mon cher Luc, je t'assure ce n'est pas l'école
qui a failli mais la société entière mon
vieux, telle que toi et tes copains la concevez. Il faudrait des
réformes d'un autre ordre si toi et tes copains voulez
vraiment changer le cours des choses.
[22/05/2002]

Si
l'on cherche dans la littérature quelques exemples de perfection,
il est possible d'en trouver, notamment dans l'uvre de Baudelaire.
Cela semble peu de chose mais cela est tout.
Quelles
expériences sont plus sublimes que celles qui permettent
aux hommes de côtoyer, dans quelques domaines que se soit,
la perfection ? Ces expériences ne sont-elles pas de l'ordre
du divin ?
J'ai ouvert récemment "Les fleurs du mal". Voici
quelques vers dont vous profiterez également :
Amer
savoir, celui qu'on tire du voyage !
Le monde, monotone et petit, aujourd'hui,
Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
Une oasis d'horreur dans un désert d'ennui !
Faut-il
partir ? Rester ? Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit
Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
Le temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit,
Comme
le juif errant et comme les apôtres,
A qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
Pour fuir ce rétiaire infâme ; il en est d'autres
Qui savent le tuer sans quitter leur berceau
Baudelaire
"Le voyage".
[21/05/2002]

Hier
soir, je regardais à la télévision l'interview
d'une grande actrice chinoise, une star comme on les appelle à
Cannes.
Il pesait sur elle une étrange pression qui, à l'évidence,
l'obligeait à être très prudente et à
bien répondre aux questions qu'on lui posait. L'interview,
par ailleurs fort sympathique, n'a durée que quelques minutes.
L'actrice, d'une grande beauté et d'une intelligence largement
supérieure à celle de la majorité des personnes
qui se retrouvent sur la croisette, a su éviter avec humour
toutes les questions délicates. "Messieurs, je ne
dirais pas de mal de mon pays" semblait-elle nous dire. Certes,
nous ne pouvons pas la blâmer de, par exemple, préférer
la Chine à Hollywood.
Il y avait de la fierté dans son attitude mais aussi, malheureusement,
le travail de plusieurs années de dictature. Une dictature
qui tient dans sa poigne plusieurs
milliards d'individu. Que va-t-il se passer lorsqu'elle les
lâchera ? Des nouvelles débouchées pour Nike,
Microsoft et Mc Donald's sans doute.
[17/05/2002]

La
démocratie
n'est malheureusement pas parfaite. Son grand défaut est
qu'il faut convaincre une majorité d'individu. Or une majorité
est toujours constituée d'imbéciles car beaucoup
de choses nous empêchent de réfléchir. On
regarde la télévision, on lit les journaux, on va
dans des grands stades, on discute, on a peur d'être seul.
On s'intègre dans un groupe, on s'identifie aux personnes
de ce groupe, on adopte les mêmes idées et on ne
conçoit plus autre chose.
Nous sommes comme des gens qui ne savent pas nager. Quelqu'un
nous a jetés dans une piscine. Cette piscine c'est la vie
et nous restons accrochés à son rebord. Si nous
le lâchons, nous pensons que nous allons nous noyer, mais
certains le lâche et, oh ! miracle, se mettent à
nager.
[15/05/2002]

Evitons
de tomber dans certains excès et certains travers qui,
inévitablement, nous emmènerons à nous dire
que Le Pen avait raison. Si nous ne supportons pas d'entendre
quelques individus siffler la Marseillaise,
nous risquons bientôt de l'écouter chaque matin au
garde à vous. La chanson, je le rappelle, est un hymne
à la violence. Aux armes citoyens. S'il fut un temps ou
il était d'actualité, depuis, nous pourrions faire
son procès ainsi que celui du drapeau car, ensemble, en
maintes occasions, ils ont bafoué Mesdames liberté,
égalité et fraternité.
Que veut dire être français aujourd'hui ? Doit-on
demander au Front
National de nous donner sa réponse car elle offre l'avantage
d'être simple et compréhensible par tous ?
[14/05/2002]

"Dans
l'accomplissement de notre devoir, les circonstances font parfois
de nous autre chose que ce que nous aurions été
si rien ne venait entraver notre volonté." ( Vincent
Van Gogh )
Que n'a-t-il écrit !
[13/05/2002]

Pourquoi
les Corses,
pourtant si fiers que leur équipe soit en finale de la
coupe de
France, sifflent-ils la Marseillaise
? Peut-être préfèrent-ils les chants d'amour
aux chants de guerre ? Mais je ne le crois guère. Ont-ils
sifflé l'hymne national ou le président français
au moment où la musique a commencée ? En tout cas,
celui-là n'a pas aimé qu'on porte atteinte au chant
qui dit : " Aux armes citoyens, formez vos bataillons
qu'un sang impur abreuve nos sillons". Il a fait tout un
foin à cause de ça. Parait-il, il n'a pas voulu
saluer les joueurs. On sait bien qu'eux, ils préfèrent
une chanson disco qui parle en anglais.
N'empêche, on voit bien que le football est vraiment sans
intérêt lorsque le nationalisme ( corse ou français
) est à la mode.
[11/05/2002]

John
Kennedy Toole est née en Louisiane en 1937. Il s'est suicidé
en 1969.
"La
conjuration des imbéciles" est son second roman.
Il semblerait qu'il ait commencé à écrire
le premier à l'âge de 16 ans.
La
seule photo que j'ai trouvée de lui, sur Internet, est
un portrait. Elle a certainement été prise pendant
ces années d'université. Il porte un costume dans
lequel on le sent mal à l'aise. Sans être vraiment
gros, on peut dire qu'il est tout de même assez "enrobé".
Son visage est rond et imberbe. Il ressemble à tous ces
jeunes américains qui fréquentaient les universités
dans les années cinquante si ce n'est que, sur son visage,
nous ne lisons pas la satisfaction, la fierté, l'ambition
qui se reflètent en général sur le visage
des jeunes américains de cette époque. John Kennedy
Toole lui, va bientôt pleurer. Du moins c'est l'impression
que nous donne sa photographie. Il semble gauche et très
peu sûr de lui. On devine qu'il doit être le soufre
douleur des autres étudiants.
Toutes
ces impressions le rapprochent beaucoup de son héros :Ignatius
Reilly. Ce dernier n'est pas fait pour vivre dans ce monde ( l'Amérique
des années 60 ). Il est incapable de travailler, incapable
de réussir. Lorsqu'il se lève pour aller travailler,
il se retrouve à mener des combats dont les causes sont
perdues d'avance et dont, surtout, tout le monde se fout. Ignatius
n'est pas fou mais il déraille complètement. Il
écrit, il fait de la musique. Il aurait aimé vivre
au moyen-âge, période à laquelle il emprunte
une grande partie de son vocabulaire.
Ce
roman est drôle. On rit beaucoup en le lisant. Mais en-dessous
il est triste. Triste car, même s'il finit bien, on se rend
compte qu'Ignatius n'a pas les armes nécessaires pour survivre
dans ce bas monde. C'est pourquoi le parallèle entre l'auteur
( qui s'est suicidé ) et son héros s'est imposé
à moi. Je pense que " la conjuration des imbéciles"
est le roman d'Ignatius Reilly. Ignatius "est" John
Kennedy Toole.
Je n'ai malheureusement pas poussé mes recherches assez
loin pour approfondir cette thèse.
Il
existe une biographe de John Kennedy Toole. Apparemment,un bon
sujet
à controverse.
[09/05/2002]

Dudule
et Auguste sont dans leur bureau et viennent de prendre connaissance,
avec un peu de retard, certes, de la composition du nouveau gouvernement
de la France.
- Ça y est, ils vont se mettre au travail.
- C'est maintenant le tour de la droite d'exercer le pouvoir.
Une chose encourageante : le 5 mai au soir, ils avaient compris
le message des Français. Enfin ! Il vaut mieux tard que
jamais, n'est-ce pas ?
- De quel message s'agissait-il ? Celui qu'on voulu faire passer
les 18% qui ont votés Le Pen ou celui des 82% qui ont votés
Chirac ?
- Etant donné que ce nouveau gouvernement a pour grande
mission la lutte contre l'insécurité, il me semble
que la droite a effectivement compris le message des 18% des français
qui ont votés pour Le Pen.
- Comme ça, sans y réfléchir, ça peut
sembler idiot de s'occuper des 18% plutôt que des 82%.
- Certainement ! Mais ce sont ces 18% qui permettent de gagner
des élections. Il ne faut pas oublier que dans les 82%,
plus de la moitié sont des gens de gauche qui ne votent
pas pour Chirac, sauf circonstance exceptionnelle, comme nous
venons de vivre.
- Très bien, dans ce cas, prenons le vote du 1er tour.
Chirac fait 20% et Le Pen et Megret, ensemble, font 20% également
ce qui donne 40% pour l'insécurité
- Donc ce gouvernement va prendre en compte la principale préoccupation
de 40% des Français !!
- En plus, c'est le maire de Neuilly qui va lutter contre l'insécurité.
- Putain, quelle merde. T'as mis des sous dans le parcmètre
?
[07/05/2002]

Sur
le site du journal "le Monde", un article intéressant
sur le fabuleux destin de Jacques Chirac.
Si l'homme est armé d'une ambition extraordinaire, il avoue
lui-même une intelligence un peu en dessous de la moyenne
( des grands hommes politiques, évidemment ). Ce que je
veux bien croire car, parmi tous ceux qui ont magouillés,
ils est celui qui a le plus d'ennuis avec la justice.
[06/05/2002]

Au
1er tour de l'élection présidentielle, une forte
majorité d'électeurs n'ont pas voté "pour"
mais "contre" les candidats en qui ils avaient habituellement
confiance. D'où les faibles scores de partis tel que le
PC, le PS et même le RPR et les bons scores, en revanche,
des partis extrémistes tel que le FN, FO, et la LCR.
Au second tour, une forte majorité n'a pas voté
"pour" Chirac mais "contre" Le Pen.
Il y eut d'abord le vote ( et le "non-vote" ) sanction
puis le sursaut démocratique. Cependant, lorsque l'on ne
vote plus "pour" mais "contre" un homme ou
un programme, la démocratie est malade. J'y vois, personnellement,
la fin de la Ve République. D'après les propos que
j'ai entendu à la télévision, les Verts également
ainsi que d'autres hommes politiques de gauche.
Seuls les têtes du RPR sont loin de faire ce constat. C'est
normal, car ils sont toujours en retard, et, surtout, si un homme
est à l'origine de cette fin, c'est bien Jacques Chirac.
Il est le champion de la cohabitation, et si, en 95, Jacques Delors
avait renoncé à se présenter à l'élection
présidentielle parce qu'il pensait qu'il n'aurait pas de
majorité pour mener sa politique, lui, Chirac, cohabite
sans aucun problème et une telle perspective, alors que
la France sort de 5 années de cohabitation, ne lui fait
pas peur. Certes, l'homme y est gagnant, on peut l'admirer pour
cela, mais le peuple et la République ne s'y retrouve pas
du tout.
Encore
plus extraordinaire. Je les entends dire : on a bien reçu
le message des français. Puis : ils veulent qu'on élimine
l'insécurité. Ce sera le thème principal
de la campagne des législatives. Ils ont raison car sinon
ils risquent fort de perdre. Mais comment vont-ils faire baisser
l'insécurité ? Ils ont quelques semaines pour nous
montrer
[03/05/2002]

Nous
commençons maintenant à prendre un peu de recul
face à cette campagne électorale. Au début,
on attendait que les deux principaux candidats se déclarent
pour que le débat commence. Ils se sont déclarés.
On a cru que le débat allait enfin commencer. Mais non,
on est parti sur les "petites phrases", l'âge
du président etc. Puis, un ( ou une) petit génie,
qui bosse avec Chirac, a dit : l'insécurité ! C'était
génial. On est parti sur l'insécurité. Ce
fut ça le fameux débat politique. Mais il n'a pas
passionné les Français. Il a conduit Le Pen et Chirac
au second tour. On oublie alors l'insécurité, qui
n'intéresse plus personne. On oublie la politique. On pense
à des choses plus nobles. On pense à des valeurs.
Et on se mobilise. On descend dans la rue.
Au soir du premier tour, les Français ont pris les choses
en main dans cette élection. Ils ont eu raison car, jusqu'à
là, les hommes politiques avaient été vraiment
mauvais, il faut bien l'admettre.
[02/05/2002]

Moi,
qui, depuis quelques années, ai décidé de
me tenir à l'écart des foules, je me suis senti
bien, hier, au milieu de plusieurs centaine de milliers de gens,
venus dire à Jean Marie que la France ne veut pas de lui.
A 15H00, j'ai appris avec bonheur qu'il était impossible
d'accéder à la place de la République car
nous étions beaucoup trop nombreux.
Beaucoup ont craint qu'il n'y ait des heurts ou des débordements.
Evidemment, la gauche, on l'a vu, est nulle pour faire régner
l'ordre et la sécurité. Cependant tout s'est très
bien passé. C'était une grande et belle fête.
Un 1er mai inoubliable. Je me souviendrai surtout d'une banderole,
qui pendait à l'une des fenêtres du boulevard Beaumarchais,
et qui disait : "Le Pen, vu d'ici t'es foutu".
Dimanche, j'espère donc qu'il prendra une seconde claque
magistrale. La gauche est mobilisée et, chose assez drôle
que j'appelle de tous mes vux, si Jean Marie prend une véritable
raclée dimanche, cette victoire ne sera pas celle de Chirac
mais celle toute la gauche. C'est sans doute pour cela que la
droite républicaine à du mal à se mobiliser
pour défendre la république.
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